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anarchie23
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Tout ce qui a trait à l'anarchisme en Creuse et au-delà...
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02.06.2007
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May-Picqueray (1898/1983)

May-Picqueray (1898/1983)

Posté le 15.07.2007 par anarchie23
Bonjour ! Puisque notre 1er groupe de la Fédération Anarchiste en Creuse en 1991 s'appelait "May-Picqueray", voici donc la biographie de cette militante anarchiste:

May-Picqueray aurait pu, comme tant d'autres, n'être qu'une petite bretonne ordinaire. Papa convoyeur postal. Maman couturière en chambre. Le certif à 10 ans 1/2 avec la mention "très bien". Et, à 11 ans, au boulot ! Sa voie semblait toute tracée. Mais les hasards de la vie ont fait qu'il en a été tout autrement.

Placée chez un négociant à Penhoët, elle y resta peu et fut engagée par une institutrice pour s'occuper d'un de ses deux fils épileptique. Considérée comme l'enfant de la maison, elle partit avec ses employeurs et leurs 2 fils au Canada. Deux ans plus tard, le petit épileptique meurt et elle fréquente alors le lycée de Montréal. Mais arrive la guerre de 14/18: le négociant regagne la France et est tué, sa femme meurt et un oncle recueille le fils restant. Quand à May, elle est rapatriée.

Elle travaille alors comme interprète puis dactylo bilingue. Mariée une première fois, elle quitte son mari qui se droguait.
Arrivée à Paris en 1918, elle se lie à Dragui, étudiant en médecine qui l'initie à l'anarchisme. Elle rentre chez les anars et n'en sortira plus jamais. Elle participe aux sorties champêtres collectives que pratiquaient volontiers les compagnes et les compagnons. Elle connaît là Sébastien Faure (militant anarchiste ayant créé l'école libertaire La Ruche) et Louis Lecoin (célèbre militant libertaire pacifiste ayant, entre autres, fait une grève de la faim en 1963 pour faire adopter sous le régime gaulliste le statut d'objecteur de conscience). Mais Dragui part pour l'Allemagne...

En 1921, elle défraye la chronique en envoyant un colis piégé à l'ambassadeur des Etats-Unis à Paris (il explosera sans faire de victimes) pour protester contre la condamnation à mort de Sacco et Vanzetti.(anarchistes émigrés italiens accusés de meurtre injustement)
Inscrite au groupe des Jeunesses anarchistes des Ve et XIIIe arr. et aux Jeunesses syndicalistes, elle devient en 1922 secrétaire administrative de la Fédération des Métaux de la CGTU. Elle assiste au 1er congrès de la CGTU à St-Etienne.

May-Picqueray fut déléguée au IIe congrès de l'Internationale syndicale rouge à Moscou en 1922 où elle ne passera pas inaperçue: elle monte sur la table pour dénoncer des congressistes en train de s'empiffrer pendant que le peuple russe crève littéralement de faim. Elle ose chanter "Le Triomphe de l'Anarchie" en fin de repas alors que résonnent les choeurs de l'allégeance au marxisme. Et elle refuse de serrer la main au "généralissime" Trotski -grand chef de l'Armée rouge et bourreau des marins de Kronstadt et des paysans makhnovistes ukrainiens- à qui elle est pourtant venue demander (elle l'obtiendra) la libération de 2 jeunes anarchistes russo-américains. (Mollie Steiner et Sonya Flechine, condamnés à la déportation aux îles Solovietsky).

Bloquée à Moscou pour défaut de passeport, elle put revenir grâce à de faux papiers mais arrêtée à la frontière franco-belge, elle fut écrouée à Avesnes-sur-Helpe et condamnée pour usage de faux.
Quelques mois après son retour, la Fédération des Métaux étant passée sous influence communiste, elle la quitte.
En 1924, May-Picqueray est au meeting de La Grange-aux-Belles pour faire le coup de poing lors duquel les bolchéviques de chez nous tuèrent 2 ouvriers anarchistes à coups de revolver.
Elle partit ensuite pour la province (à St-Tropez) où, mi-rédactrice, mi-correctrice, elle travailla pendant 7 ans dans un journal régional. Elle fut également, pendant 3 ans, la secrétaire particulière d'Emma Goldman (militante anarchiste féministe très connue).

Elle revient à Paris pendant la guerre d'Espagne et travaille pour diverses oeuvres de bienfaisance. A partir de juin 1940, à Toulouse, elle s'occupe des camps de concentration français de la zone libre, en particulier des camps de Noé et du Vernet. Elle favorisa plusieurs évasions, puis se sentant suspectée, elle dut quitter la région. Elle n'en continua pas moins, de manière indépendante, à fabriquer des faux papiers pour des évadé(e)s ou des résistants(tes) de divers groupements.

May-Picqueray devient ensuite correctrice à Paris puis dans un journal local en province et adhére au syndicat des correcteurs lors de son entrée dans la presse parisienne. Elle fut l'une des 4 ou 5 femmes, toutes militantes, que comptait alors ce syndicat.
Elle fonde l'association "Les Amis de Louis Lecoin" pour apporter une aide pratique aux insoumis, réfractaires et autres objecteurs de conscience. C'est là qu'elle fait paraître le journal "Le Réfractaire" dans lequel elle écrit une foultitude de textes au vitriol.

Et puis, jusqu'au bout, on la retrouve en mai 68, au Larzac en 75, à Creys-Malville en 77... Bref, jusqu'à sa mort en 83, May n'en aura pas raté une !
Elle était d'une intransigeance de tous les instants, d'un courage à toute épreuve et d'une gentillesse jamais démentie.
Cette réfractaire à toutes les injustices comme à toutes les oppressions nous incite à ne pas désespérer de l'espèce humaine !

May ! On t'aimait, tu nous manques et on t'aimera toujours !


On peut retrouver May-Picqueray dans son livre "Mes 81 ans d'anarchie" (13€ aux Editions Libertaires et à commander à PUBLICO 145 rue Amelot 75011 PARIS) et dans le film de Bernard Baissat "Ecoutez May-Picqueray" (sorti en 1984 en 16 mm)






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Anarchie
Posté par martin le 18.07.2007
l'Anarchie pour moi c'est la suppression pure est simple de l'Etat. Or il est souvent reconnu que la naissance de l'Etat fait suite à un besoin de securité qu'on ressenti les hommes à un moment donné. Cette securité de base doit nous preserver d'une quelconque mort violente, non evitée par un Etat de nature "anarchique".
l'anarchie est donc fatalement associée au désordre par la quasi totalité de la population ce qui nuit à son avenir en tant que pensée populaire.
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Le désordre de l'Etat
Posté par Alayn le 19.07.2007
Bonjour ! Tout d'abord merci à martin pour son commentaire.
Il est vrai que l'anarchie est pour beaucoup de gens synonyme de désordre.
Vous semblez dire que l'Etat garanti l'ordre, la sécurité... et que sans Etat nous serions à la merci de grands dangers...
Pour nous, nous entendons le sens du mot anarchie non pas dans le sens péjoratif de désordre mais plutôt d'une organisation (effectivement sans Etat) car nous pensons que l'Etat engendre le désordre !
Et puis en quoi l'Etat nous sécurise quand on sait que c'est lui le grand fomenteur des guerres par exemple ? Le garant des inégalités ? Etc...

L'anarchisme propose donc un autre système d'organisation (sans Etat) appelée fédéralisme libertaire non coercitif et égalitaire.
Les Etats ne s'instaurent pas sur le libre consentement des peuples: ils se sont toujours bâtis sur les ruines d'anciens pouvoirs. C'est pourquoi les anarchistes rejettent l'Etat comme mode de "régulation" des sociétés en lui préférant des modes horizontales d'auto-organisation librement consenties.

L'anarchie perçue comme désordre (et cette notion est évidemment entretenue par le pouvoir, les médias...) c'est effectivement le gros travail que doivent effectuer les anars afin de "démontrer" que l'anarchisme (enfin celui que nous défendons) c'est tout autre chose que celà.
Et qu'il est possible de vivre en sécurité même sans Etats et certainement plus.
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Le problème subsiste.
Posté par martin le 20.07.2007
Une société de communautés féderales, indépendantes, bref de communautés anarchistes basées sur le consentement des individus sont un objectif interessant mais je n'arrive pas à concevoir l'ordre sans autorité (loin de moi tout propos securitaire). En effet, si les hommes étaient capables de s'entendre naturellement et de vivre dans l'harmonie ça se saurait. Je pense que si tel était le cas, l'Etat ne serait jamais apparu. En fait, votre conception fait preuve de trop de holisme. Vous pensez que pour le bien du groupe, les hommes vont (presque magiquement) vivre dans une harmonie naturelle. Ainsi la liberté serait assuré par des individus qui feraient en sorte que leur liberté n'empiete pas sur celle du voisin. Nous touchons directement le problème. Pour que chacun soit totalement libre, il faudrait que chacun decide de reduire volontairement sa liberté. On aurait une societé absolument "immobile". En réalité vous oubliez l'individu. Chaque individu cherche à servir ses interêts, ce qui est normal. Les individus ne vont pas volontairement sacrifier leurs interets pour un groupe qui les alienerait. Si on supprime l'Etat, des individualités s'affirmeraient au moyen de la force, et le désordre regnerait. L'Etat permet d'assurer une relatif equilibre entre les individualités et le bien commun. Je ne dis pas que l'Etat est la solution de tous nos maux, car l'histoire a prouvé que c'etait faux. Mais une societé sans Etat s'exposerait à de nombreux dysfonctionnements. Il faudrait trouver des personnes de bonne volonté acquises à la creation du projet. Vous ne réaliserez jamais cela à grande échelle. C'est dommage car en supposant que cela fonctionne, beaucoup de maux serait supprimés. Mais l'homme est incontrolable, si vous refusez l'usage de la force, l'homme ne restera pas dans des communautés (même contre son veritable interêt) basée sur une nature humaine supposée altruiste. (tout semble montrer que l'homme à une facheuse tendance à l'egoisme, voilà la faille de votre projet)
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La liberté sans l'Etat
Posté par Alayn le 21.07.2007
Bonjour martin ! Vos commentaires sont toujours très interessants alors nous allons essayer d'y répondre point par point, arguments contre arguments:

- L'ordre sans autorité: avant que les Etats "modernes" n'apparaissent, des communautés dites primitives existaient sans Etats.(certaines subsistent encore) Bien sur, tout n'est pas rose et ce n'est pas toujours harmonieux mais une "régulation collégiale" y maintient un certain ordre.

- Nous ne voyons pas pourquoi "pour que chacun soit totalement libre, il faudrait que chacun décide de réduire volontairement sa liberté": Bien au contraire ! Je ne résiste pas à vous citer la phrase célèbre de Bakounine: "La liberté des autres étend la mienne à l'infini".
En quoi celà "immobiliserait" la société ? Encore une fois, nous pensons que plus il y a de libertés, plus la société a de possibilités justement de bouger.

- En fait, ce qui semble vous faire peur, c'est la nature humaine, son égoïsme, etc...(ce que nous ne nions pas) mais nous pensons que dans une société libertaire, une grande part de ces défauts seraient court-circuités.(l'appât du gain, l'individualisme, les intérêts personnels). Tous ces effets sont exacerbés dans la société capitaliste, société qui prône la domination, la compétition, etc...

- Nous ne voyons pas non plus en quoi une société anarchiste ne pourrait pas se réaliser à grande échelle: le fédéralisme libertaire peut le permettre.

- En quoi un groupe aliènerait les intérêts d'un individu ? Tout d'abord l'individu reste libre de choisir le groupe qui lui convient le mieux, en changer..., participer à plusieurs. Il peut rester également seul, si çà lui chante.

- Qu'il subsiste des "dominateurs": oui, peut-être, mais nous pensons qu'ils auraient beaucoup de mal à s'imposer. Pourquoi ? Parce qu'ils seraient très minoritaires tout simplement, que la société libertaire n'ayant pas les mêmes "intérêts", leurs raisons d'être seraient grandement amoindris.

- Pour bien comprendre tout ce shéma de pensée, il faut sortir du shéma capitaliste, il faut imaginer une société sans Etats et se poser la question: dans une telle société, qu'elle serait l'attitude des individus.

- Au contraire de vos dires, nous ne nions pas l'individu: il est même "le matériau premier" de nos réflexions.
La différence, c'est que nous "l'extrayons" de la société actuelle. L'humain n'est ni bon ni mauvais: il réagit et s'adapte à son environnement. Si la société est mauvaise (comme la société capitaliste par ex.) il sera mauvais. Si la société est bonne (comme une société libertaire comme nous le pensons) il ne sera peut-être pas parfait, mais il aura du mal à être pire qu'à l'heure actuelle.
Dans toute cette histoire, la "force de l'Etat" où les Etats eux-mêmes n'ont plus aucune utilité. Si jamais ils en ont !

- Quand au holisme, nous sommes à 10 000 lieux de celà: le holisme est sectaire.

Salutations Anarchistes.
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Fourier
Posté par martin le 22.07.2007
Je me permet de copier une definition de wikipedia : "Le Phalanstère tire son nom de la contraction du mot "phalange" (groupement) et du mot "stère" (de monastère : établissement où des moines vivent en communauté). Il se forme par la libre association et par l'accord affectueux de leurs membres. Pour l'auteur, les phalanstères formeront le socle d'un nouvel Etat." Je conçois que le "nouvel Etat" n'est pas ce que vous souhaitez. Mais je trouve que le systeme de Phalanstere proposé par Fourier se rapproche de vos communautés que je jugereais utopiques. Les projets de phalansteres qui ont vu le jour se sont finalement écroulés. Vous pensez franchement qu'un phenomene qui ne fonctionne pas a petite échelle pourrait le faire à l'echelle du monde ?
Prenons des exemples concrets. Dans votre société il y aurait bien une forme de travail. Qui travaillerait ? Qui regulerait le travail ? Qui controlerait ?
Qui dit travail dit production, échange, commerce. Vous proposez également l'abolition de la propriété privée j'imagine. Dans ce cas vous demanderez à des invidus de gerer un bien collectif ? Pour qu'il n'y ait pas d'Etat il ne faut pas de gestion centralisée, à aucun niveau que ce soit. Ou alors vous formez plusieurs petits Etats. Disons que mon incomprehension principale réside dans la mise en place concrete de la société anarchiste. Comment gerer le travail et la production ? Comment échapper à la hierarchie sociale ? Niez vous que des classes sociales basées sur la fonction des individus puissent apparaître ? Comment resolvez vous le problème de la violence ? Les sociétés primitives non-étatiques souffraient de beaucoup de querelles intestines ? Evidemment les guerres "étatiques" ne sont pas souhaitables, mais je ne vois pas en quoi les sociétés anarchistes échapperaient à la violence.


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Le Fédéralisme libertaire
Posté par Alayn le 22.07.2007
Bonjour ! Nous allons donc essayer de répondre à vos multiples interrogations:

- Si les communautés anarchistes n'ont bien souvent pas durées c'est pour 2 raisons principales: 1) la répression qu'elles ont subies et c'est la plus importante. 2)La mésentente entre ses participants(tes)quelquefois aussi (nous vous l'accordons)
Celà ne signifie pas pour autant (du moins à nos yeux) que ces "échecs" soient la preuve intangible que çà ne pourrait pas marcher un jour. Vous pensez que c'est utopique: nous entendons souvent cette réflexion et nous répondons que si l'utopie n'existait pas, le monde n'aurait pas beaucoup avancé car il est reconnu que c'est justement grâce à bon nombre d'utopies que le monde a progressé.

- Maintenant, expliquons le plus simplement possible comment le fédéralisme libertaire peut répondre à la plupart de vos questions:
1)Le fédéralisme libertaire est la prise en main concrète par les individus et les collectivités d'individus de la vie sociale, économique, politique et culturelle. Il "cimente" la société par un lien social dont l'élément essentiel est l'adhésion à des projets et à des oeuvres communes.
2)Dans ce système, il n'y a ni économie de marché ni planification autoritaire, c'est la population qui décide et valide les grandes orientations, lors d'assemblées des Fédérations, de réunions de Communes, de Régions, etc. Comme il est impossible que tout le monde s'occupe de tout, des individus sont mandatés pour coordonner la mise en application des politiques ainsi définies et des équipes sont chargées d'étudier et de préparer des projets, d'entretenir les relations entre les fédérations et de faire circuler l'information. Si les mandatés prennent des initiatives, ils le font dans le strict cadre de leurs mandats, ils n'ont pas de pouvoir décisionnel à proprement parler. Ils ne disposent d'aucun moyen coercitif pour imposer ces décisions et peuvent être révoqués à tout moment s'ils ne respectent pas leurs obligations.
3)Les fédérations ne sont ni des corporations, ni des cartels économiques. Chaque fédération s'intègre dans une politique dont le premier objectif est la satisfaction des besoins de toutes et de tous. Elles ne sont que des outils de cette politique globale et collective.
4)L'autogestion implique un statut radicalement nouveau pour les travailleurs. Nous ne serions plus des salariés de telle ou telle entreprise capitaliste, aux ordres d'un patron. Nous serions des adhérents à des fédérations, des travailleurs fédérés tout simplement ! Nous prendrions part à la vie de notre fédération, nous déciderions de l'organisation de notre travail.
5)En résumé, le fédéralisme libertaire permet donc, à petite ou à grande échelle, d'organiser le travail, d'établir des projets et des objectifs de production selon les besoins grâce à la coordination des fédérations de travailleurs mais aussi de consommateurs. (soit disant en passant qui sont les mêmes...impliquant la population entière)
Les fédérations ne ressemblent donc en rien à des petits Etats.
6)"Des classes sociales basées sur la fonction des individus" ne pourraient apparaître (oui, nous le nions !) dans le système fédéral libertaire décrit ci-dessus. Car ce système pour être totalement opérationnel ne peut que l'être que par une égalité économique et sociale de toutes et de tous. Et celà passe par le partage et la rotation des tâches agréables ou pénibles. Et par des échanges sans monnaie, en régulant l'accès des produits par le biais des fédérations de consommateurs.

La gestion des conflits et de la violence: Plus de 80% des individus emprisonnés le sont pour des raisons économiques. Sans la monnaie, nous pourrions déjà éviter toute incitation à la fraude, à l'escroquerie, au cambriolage. Sans la frustration économique générée par le modèle de la consommation de masse et la misère, on peut supposer, sans risquer d'être utopistes, que les actes d'agression et de vol pour ces motifs financiers ne se poseraient plus.
Les relations, basées aujourd'hui sur les modèles de domination, de possession et de jalousie engendrent également de la violence. Une société anarchiste, basée sur des valeurs complètement opposées à celles-ci, réduiraient une fois de plus, considérablement ces problèmes.
Face aux individus qui représenteraient toujours un danger pour autrui, nous pensons que l'organisation sociale fédérative doit dans ce cas se doter de structures autogestionnaires qui assureront un suivi social. Si la personne n'est plus maître de ses actes, il peut y avoir un placement dans une structure de soins.
Il n'est en tout cas pas question de reproduire un système d'enfermement avec des prisons qui, on le sait, ne résolvent rien mais plutôt d'avoir un questionnement sur les causes de ces déviances qui découlent en grande partie du système sociétal.

Salutations Anarchistes.






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