Créer un blog Présentation

Nom du blog :
anarchie23
Description du blog :
Tout ce qui a trait à l'anarchisme en Creuse et au-delà...
Catégorie :
Blog Politique
Date de création :
02.06.2007
Dernière mise à jour :
14.07.2008
RSS

Rubriques

>> Toutes les catégories <<
· Activités-Rencarts (27)
· De l'anarchisme.... (10)
· Documents, Affiches... (18)
· Histoires Anarchistes (13)
· Infos et Liens (28)
· Journal Anar (22)
· Ouvrages Anars (20)
· Portraits d'Anars (21)

Navigation

Accueil
Livre d'or anarchie23
Créer un blog
Contactez-moi !
Faites passer mon Blog !
Mes blogs et sites préférés

Billets les plus lus

· L'Affaire Sacco et Vanzetti
· Un Village Anarchiste
· Pour l'abolition de la carte d'identité
· Les libertariens
· Les députés ? A la retraite !
· Gentioux Antimilitariste
· Sarkosy à Sannat !
· BONAVENTURE, une école libertaire
· De l'autogestion concrète !
· Extrême France

Statistiques



Ajoutez aux favoris 20 derniers commentaires

Contamination !
23.07.2008
Certes, Machota,
23.07.2008
Actualisation des soutiens.
23.07.2008
Non, mais...
23.07.2008
Lien
23.07.2008
Oui, mais ...
23.07.2008
Naïveté
23.07.2008
Ce qu'il faut
23.07.2008
Ah tiens !!
23.07.2008
Des psys bouddhistes ?
22.07.2008
Jalousie ! Arf Arf !
22.07.2008
Ah !!!
22.07.2008
Jalousie ??? Hihihi ...
22.07.2008
Y'a pas de soucis !
21.07.2008
Là, c'est pareil...
21.07.2008
Va Jéhovatiser ailleurs !
21.07.2008
Ben voilàààà
21.07.2008
Le Mur de Berlin
21.07.2008
YYYYYYYY
21.07.2008
anarchisme
21.07.2008
RSS

Blogs à découvrir :

· amistaduruguay
· liguerevolutionnaire
· dubnorix

Gustav LANDAUER

Gustav LANDAUER

Posté le 22/09/2007 par anarchie23
Gustav Landauer naquit le 7 avril 1870 dans une famille juive moyenne à Karlrushe, en Allemagne du Sud-Ouest, une région avec un long passé de dissidence sociale remontant au Moyen Age et où naquirent et grandirent deux autres anarchistes: Johann Most et Rudolph Rocker.
C'est en 1870 qu'éclata la guerre franco-prussienne qui marqua l'apparition de l'Allemagne comme une puissance militaire centralisée. Tout au long de ses 50 années d'existence, Landauer dut se battre contre ce Léviathan sans cesse grandissant. En même temps, il s'opposa à la version centraliste et étatiste du socialisme contenue dans le parti social-démocrate allemand au caractère hiérarchique et autoritaire.

En 1892, après des études aux Universités de Heidelberg, Berlin et Strasbourg, Landauer se joignit à un groupe marxiste dissident à Berlin connu sous le nom de "Die yungen" (les jeunes) qui avait été expulsé du parti social-démocrate l'année précédente.

Assurant l'éditorial du journal hebdomadaire du groupe Der Sozialist, il émit une critique décentralisatrice et anti-autoritaire du marxisme dans la lignée de Kropotkine et Bakounine, réclamant le remplacement de l'Etat par une fédération de communes autonomes organisées à partir de la base.
Comme Kropotkine et William Morris, Landauer admirait la vie communale décentralisée du Moyen Age, "un ensemble d'unités indépendantes", qu'il appelait "une société de sociétés". Bien qu'il acceptât la notion de lutte de classe, il fut rebuté par la rigidité dogmatique de la théorie marxiste ainsi que par toute autorité bureaucratique centralisée, tant économique que politique.

En 1893, il fut un des dissidents -Rosa Luxembourg en fut une autre- exclus du Congrès de Zurich de la 2° Internationale. Ce qui provoqua le départ du vétéran Amilcare Cipriani, qui protesta: "Je m'en vais rejoindre ceux que vous avez bannis, les victimes de votre intolérance et de votre brutalité".
Landauer fut à nouveau exclu -avec Errico Malatesta, Ferdinand Domela Nieuwenhuis et d'autres délégués anarchistes- du Congrès de Londres en 1896, la dernière fois que les anarchistes cherchèrent à participer aux rassemblements de l'Internationale socialiste. Dans son livre "Aufruf zum Socialismus" publié en 1911, Landauer alla jusqu'à appeler le marxisme "le fléau de notre ère et la malédiction du mouvement socialiste".

En 1893, après le Congrès de Zurich, Landauer publia son premier roman, "Le Prêtre de la mort", mais ses activités littéraires furent interrompues par un séjour en prison pour avoir publié des "propos séditieux" dans Der Sozialist dont la parution fut temporairement suspendue. Bien qu'il ait été emprisonné de nombreuses autres fois -une pour avoir critiqué le chef de la police de Berlin- il continua à publier Der Sozialist jusqu'à la fin de la décennie, en faisant un journal d'une haute qualité intellectuelle bien qu'ayant une valeur d'agitation limitée. Car son orientation théorique et philosophique grandissante l'empêchait d'avoir une grande audience parmi la classe ouvrière. Ce journal toucha de plus en plus d'intellectuels et de spécialistes plutôt que des ouvriers et des paysans. Ce qui provoqua des divisions parmi les ouvriers du journal qui objectaient que celui-ci perdait son efficacité en tant qu'instrument de propagande anarchiste. Bien que Landauer essayât de modifier son attitude, il n'alla pas assez loin et en 1899, une audience de plus en plus rare obligea Der Sozialist à cesser sa publication.

A cette époque, Landauer en était arrivé à abandonner ses attaques de front contre le capitalisme et l'Etat.
Auparavant, sa pensée avait été dominée par l'anarchisme révolutionnaire de Bakounine et de Kropotkine. A propos de Bakounine, il notait: "Je l'ai aimé et admiré depuis le premier jour que je l'ai rencontré" et en 1901 il édita avec Max Nettlau une collection allemande des oeuvres de Bakounine. Au cours des années suivantes, il traduisit plusieurs des livres les plus importants de Kropotkine. Et puis, au début du siècle, il tomba de plus en plus sous l'influence de Tolstoï, et principalement de Proudhon, qu'il appelait "le plus grand de tous les socialistes". Il s'inspira beaucoup du mutuellisme de Proudhon pour former sa propre philosophie, adoptant l'idée d'une "Banque du Peuple" qui permettrait au petit producteur d'obtenir des crédits moins chers et de faciliter le juste échange de ses produits. De plus en plus, il mit l'accent sur une révolution sociale pacifique et sur l'importance de l'éducation libertaire, principalement celle développée par Francisco Ferrer et son mouvement d'école Moderne.
Pendant ce temps, il restait attaché à Kropotkine, moins pour l'aspect militant et révolutionnaire de sa pensée que pour son approche éthique, sa théorie de l'aide mutuelle et son intérêt pour la production coopérative décentralisée.

Suivant les principes fédéralistes de Kropotkine et Proudhon, Landauer réclamait une société basée sur la coopération volontaire et l'aide mutuelle, "une société d'échange égalitaire basée sur des communautés régionales, des communautés rurales qui combinent l'agriculture et l'industrie". Il parla de moins en moins de lutte de classes, et pour lui, "action directe" signifia alors la création de coopératives pacifiques combinées avec la résistance passive à l'Etat plutôt que la révolte armée ou les actes de propagande par le fait.
Pour Landauer, en outre, la "grève générale" vint à signifier non pas l'arrêt du travail, mais la poursuite du travail pour le bénéfice propre de chacun et sous le contrôle de chacun. Considérant l'Etat comme "la négation de l'amour et de l'humanité", il réclama son remplacement par des communautés volontaires. Il appela les ouvriers, les paysans ainsi que les intellectuels à sortir de leur passivité et à se détacher de l'Etat -en quoi il voyait un système de contrainte, d'exploitation et d'injustice- en formant leurs propres communes rurales et urbaines.

Le socialisme, pour Landauer, n'était plus l'inauguration de quelque chose de nouveau, un acte apocalyptique brutal, mais la découverte et le développement de quelque chose "toujours à son début" et "toujours en train de se transformer". Dans ses livres les plus connus, "Die Revolution" et "Aufruf zum Sozialismus", il appelait les ouvriers à créer une société libre "en dehors" et "au côté" de celle existante. Il les pressa de "partir du capitalisme" en "commençant à être des êtres humains" de créer ce que nous appellerions maintenant "une société alternative" prenant la forme d'enclaves libertaires à l'intérieur de l'ordre établi, qui servirait d'inspiration et de modèles pour les suivantes. En d'autres termes, il ne concevait plus la révolution comme un violent soulèvement de masse mais comme la création pacifique progressive d'une "contre culture".

En formulant cette conception, Landauer était fortement influencé par l'écrivain français du 16° siècle, Etienne de La Boétie, et sa critique de la "servitude volontaire" des masses. La Boétie avait dit que le peuple devait se dégager de l'appui des institutions autoritaires et former ses institutions libertaires. Si personne n'obéit au tyran, son pouvoir disparaîtra. Se libérer de la société centralisée, curative et bureaucratique, tel fut alors le message essentiel de Landauer.

Son "Socialist Bund" fondé en 1908, devait marquer le début d'une telle société alternative, constituée de corps naturels et volontaires. En même temps, le "Socialist Bund" devait être une alternative libertaire au parti social démocrate autoritaire et hiérarchique. Vers 1911, il ne comptait pas moins de 20 groupes à Berlin, Zurich et dans d'autres villes allemandes et suisses, et même à Paris.

Mais bien que Landauer soit devenu un porte parole de la coopération volontaire et de la résistance passive, il ne renia jamais complètement la révolution de masse. Il ne repoussa jamais l'insurrection populaire spontanée. Et bien qu'il fût opposé au terrorisme individuel, il conserva toujours une certaine sympathie pour les terroristes et il comprenait le désespoir qui les poussait à agir ainsi.

Au cours des années précédant la première guerre mondiale, Landauer était un personnage familier au sein des cercles politiques et intellectuels allemands. Grand, mince, la carrure étroite, les traits fins, et les yeux expressifs, il portait souvent une grande cape et un vieux chapeau. Soucieux, fervent, toujours à la recherche de la vérité, il évita constamment tous les dogmes. On sentait quand il parlait, écrivait Rudolf Rocker, que chaque mot sortait de son âme, était empreint d'une intégrité absolue. Mais il fut un prophète sans gloire dans son propre pays. Il s'attira la haine éternelle de beaucoup de ses compatriotes par son opposition à la guerre.

"La guerre est un acte de puissance, de meurtre, de vol", écrivait-il déjà en 1912, avant Randolph Bourne. "C'est l'expression la plus aiguë et la plus claire de l'Etat" (une célèbre expression de Bourne "La guerre c'est la santé de l'Etat"). A Noël 1916, il écrivit une lettre à Woodrow Wilson mettant l'accent sur la nécessité non pas seulement de la conclusion de la paix, mais aussi d'une ligue des nations pour le contrôle des armes et pour assurer la protection des droits humains à travers le monde.

Quand la Révolution éclata en Bavière, le 7 novembre 1918, premier anniversaire de la Révolution Bolchévique, Landauer fut appelé à Munich par son ami Kurt Eisner, président socialiste de la nouvelle république bavaroise. Landauer, cependant, ne devint pas membre du cabinet de Eisner, comme cela fut parfois affirmé. Il joua, avec ses camarades Erich Muchsam et Ernst Toller, un rôle essentiel dans un mouvement pour l'organisation de conseils d'ouvriers, de fermiers, de soldats et de marins destinés à lancer cette espèce de société fédéraliste qu'il avait si longtemps préconisée. Il milita, avec Muchsam, au Conseil des Travailleurs Révolutionnaires (R.A.R) et au Conseil Central des Travailleurs de Bavière. Il continua de soutenir un système de conseils et de coopératives, basé sur l'autonomie et l'autogestion, laissant de côté toute idée de gouvernement parlementaire ou de dictature prolétarienne avec un contrôle de l'Etat sur l'industrie et l'agriculture. Se différenciant nettement de Muchsam sur ce point, il avait critiqué la dictature révolutionnaire créée en Russie par Lénine, en écrivant en 1918 que les bolchéviques "oeuvraient pour un régime militaire qui serait beaucoup plus horrible que tout ce que le monde avait connu". Au lieu de la vision marxiste du socialisme d'Etat et d'une dictature du prolétariat, Landauer continua à se battre pour une société décentralisée de coopératives et de communautés libres avec un contrôle local et une autogestion à partir de la base.

Non pas qu'il espérait que l'âge d'or d'une société sans Etat serait atteinte du jour au lendemain. "Il ne me vient pas à l'idée de désirer un résultat définitif, disait-il. Je verrai toujours quelque chose au-delà du but. J'ai pour objet le processus et nous sommes enfin dans le processus."

Mais ces espoirs, bien que limités, furent de courte durée. Après l'assassinat d'Eisner (dont la mort fut durement ressentie après les meurtres de Rosa Luxembourg et de Karl Liebnecht à Berlin) Landauer devint ministre de l'Education dans un nouveau Conseil de République proclamé à Munich le 7 avril 1919, le jour de son 49° anniversaire. C'était peut-être un poste indiqué pour lui, disciple de Ferrer, pour un homme qui accordait une si haute valeur à l'éducation pour accomplir la révolution spirituelle de ses rêves. Mais il conserva ce poste seulement une semaine, le perdant lorsque les communistes prirent le pouvoir. Bien qu'il est élaboré un programme d'éducation libertaire pour les citoyens de tous âges, adultes aussi bien qu'enfants, celui-ci ne fut jamais appliqué.

Le 1er mai 1919, le ministre de la Défense à Berlin, Gustav Noske, envoya des unités "freikorps" pour écraser la révolution bavaroise. Le lendemain, Landauer fut arrêté. Dans la cour de la prison, un employé se leva et le frappa au visage, donnant ainsi le signal d'un sauvage massacre.

Provoqué, attaqué par une meute, Landauer fut battu à coups de matraques et de crosses de fusil, puis piétiné, écrasé.
"Tuez-moi donc" s'exclama-t-il. "Pensez que vous êtes des êtres humains !". A ces mots, il fut abattu. Son corps fut mis à nu et jeté dans un lavoir. (Erich Muchsam devait subir le même sort aux mains des nazis en 1934).

Noske, un social démocrate, félicita le commandant des forces punitives pour "la façon si discrète et pleinement réussie avec laquelle vous avez mené l'opération à Munich". Le soldat qui tua Landauer fut acquitté de toutes charges après avoir proclamé qu'il avait tout simplement "suivi des ordres". L'employé qui avait frappé Landauer au visage se vit infliger une amende de 500 marks. Un autre employé fut condamné à 5 semaines de prison, non pour avoir tué Landauer, mais pour avoir volé sa montre. L'officier en fonction ne passa jamais en jugement.

Un monument à la mémoire de Landauer, érigé par l'Union Anarcho-Syndicaliste avec l'aide des travailleurs de Munich, fut détruit par les nazis après l'arrivée au pouvoir de Hitler.

Sa mort tragique et brutale aux mains des soldats du totalitarisme naissant continue de soulever l'indignation et la compassion. Il fut le plus célèbre martyr anarchiste de la Révolution Allemande. Il fut aussi l'intellectuel anarchiste allemand le plus influent du 20° siècle, à la seule exception peut-être de Rudolph Rocker. Son oeuvre fut louée par des écrivains allemands aussi éminents qu'Hermann Hesse et Arnold Zweig.

Paul AVRICH


- Texte publié en avril 1975 dans "L'Humanisme Libertaire" n°215.



--


:: Poster un commentaire

Votre nom : *
Votre adresse email : *
Titre du commentaire : *
Votre commentaire : *
Votre centerblog : http://.centerblog.net

Code de validation

CAPTCHA Image

Pour valider votre commentaire, vous devez recopier ci-dessous le chiffre que vous lisez sur l'image à gauche :

 

:: Les commentaires des internautes

pour toi
Posté par lisa le 25.09.2007
GUERET (AFP) - Le conseil municipal de Sannat, un village de 380 habitants de la Creuse, a refusé, par cinq voix contre quatre, de suspendre en mairie le portrait du président de la République Nicolas Sarkozy, a indiqué le maire, Henri Sauthon.

(publicité)
"La question s'est posée lorsqu'on nous a proposé de recevoir un portrait du président", a expliqué l'édile, un exploitant agricole de 81 ans à la retraite qui se dit sans étiquette. "Lors de la séance, mardi, certains se sont élevés contre cet accrochage et un élu a demandé un vote qui s'est soldé par un refus à la majorité de cinq voix contre quatre", a-t-il dit, précisant que l'accrochage du portrait du président en mairie n'était "pas une obligation légale".

"Il n'y avait eu aucun problème pour afficher Jacques Chirac, qui reste accroché aux murs de la mairie, au côté de François Mitterrand", a estimé M. Sauthon.

"Ici, nous nous faisons une haute idée de la démocratie, de la République. Nous sommes certes un peu rebelles. Nous avons peut-être la tête un peu dure. Tout le monde n'est pas béni oui-oui. Ce n'est pas pour autant que nous sommes des sauvages", a conclu le maire de Sannat.

c'est long mais cool!!
Lien vers mon blog

Géniale Lisa !
Posté par Alayn le 25.09.2007
L'info transmise par Lisa ci-dessous (la mairie de Sannat refusant d'accrocher la trombine de Sarkopen)c'est le scoop de la journée !
N'hésitez pas à aller visiter son blog (http://lisalafea.centerblog.net). Il est bourré de billets très impertinents, écrits au vitriol comme on les aime...
Lien vers mon blog


Ce blog est hébérgé par centerblog. Créer un blog c'est simple, rapide et gratuit sur centerblog.net !
Signaler un abus