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anarchie23
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Tout ce qui a trait à l'anarchisme en Creuse et au-delà...
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Catastrophisme...

Catastrophisme...

Posté le 20.01.2008 par anarchie23
Vous pouvez cliquer sur le dessin pour l'agrandir !


CATASTROPHISME ET IDEOLOGIE DOMINANTE

Le réchauffement climatique global, présenté comme une catastrophe universelle, ne serait-il pas l'arbre qui cache la forêt ? Ne sert-il pas à nous vendre une gouvernance planétaire globale et totalitaire ? N'est-il pas le prétexte que nous sortent les capitalistes pour masquer leurs responsabilités individuelles face aux graves dangers écologiques qui menacent notre planète ? L'usage du catastrophisme qui lui est associé sert les desseins de l'idéologie dominante.

Qui n'a pas entendu parler du "réchauffement climatique" et des désastres qui s'en suivraient ? Reportages, émissions de télévision ou déclarations politiques chocs tendent à nous mettre face à ce qui serait l'inéluctable. Mais les scientifiques sont loin d'être tous d'accord sur l'analyse, les explications et les conséquences de la situation climatique, malgré ce que laissent penser les médias, et que de nombreuses interrogations scientifiques, et donc politiques, restent en suspens.

Prenons les choses à rebours, ce qui ne devrait pas choquer les partisans de la libre pensée. Imaginons, même si on n'en est pas forcément d'accord, que le "réchauffement climatique" n'est pas prouvé ou bien, si l'on est trop réfractaire à cette idée, que celui-ci est moins ample qu'on ne le dit, ou partiel. On écoutera alors les médias, les savants -avérés ou charlatans- et les politiciens sous un autre angle. On se demandera pourquoi tous nous parlent doctement et avec angoisse du "réchauffement climatique", pourquoi ils ont tous intérêt à le faire. Essayez.


LE SENSATIONNALISME

Pour s'imposer dans un monde moderne où se mêlent à la fois rationalisme et religiosité, que celle-ci soit ancienne ou nouvelle, scepticisme et fanatisme, révolte et fatalisme, toute idéologie à vocation hégémonique doit frapper fort. Elle recourt alors au catastrophisme. Pour cela, elle n'hésite pas à cultiver la plus grande confusion.

Dans la quasi-totalité des reportages qui sont consacrés à l'environnement, le réchauffement global apparaît comme la panacée explicative -ce fut le cas de la récente émission télévisée de Yann Arthus-Bertrand, qui fut très regardée-. Comme ce phénomène complexe et mouvant est difficile à filmer, des images palliatives parfois éloignées du sujet tentent d'illustrer le propos. Bien souvent, on voit la photo d'une mare asséchée et craquelée, ou bien de vagues déferlant sur une côte, sans savoir s'il s'agit vraiment d'une résultante du réchauffement global, ou simplement la manifestation d'un climat habituel (saison sèche, saison des typhons).
Pourtant, l'image du local extrême pour illustrer le global universel est à la limite de l'escroquerie. Un peu comme lorsque la presse anglo-saxonne se délectait d'images de banlieues en émeute pour affirmer que toute la France était en feu...

La moindre inondation, la moindre sécheresse ? C'est désormais la faute au "réchauffement global". Tendez l'oreille, et vous constaterez comme moi que, dans les bulletins d'infos radiotélévisés, les journalistes ne s'encombrent pas d'explications sophistiquées. D'ailleurs, puisqu'ils ne le font pas à propos des révoltes en banlieue, du Proche-Orient ou de la faim dans le monde, pourquoi le feraient-ils à propos du climat ? Et quand ils consultent un spécialiste et si celui-ci essaie de nuancer ou de préciser l'analyse, on lui coupe la chique et on lui demande de dire si oui ou non, c'est "la faute" au réchauffement climatique. Je l'ai encore entendu dire cette année à la radio à propos des orages dans le Midi de la France à la fin de cet été. Ces orages relèvent pourtant d'un phénomène classique très connu des géographes et des climatologues sous le nom d'"épisode cévenol", lequel n'était pas cette année plus intense que d'autres fois.

Pendant ce temps, rares sont les reportages sur les pollutions effectives et non fantasmées, y compris dans notre propre espace, et non pas au fin fond de la forêt vierge ou des calottes polaires qui, il est vrai, sont beaucoup plus exotiques, esthétiques et glamour à montrer. Des ouvriers dans la merde, des habitations dans la merde, vous n'en verrez pas. L'état de la nappe phréatique en Bretagne, des sols dans les anciennes zones industrielles non décontaminées où les promoteurs rebâtissent à tour de bras, du pourquoi de l'usine toulousaine AZF et de ses copies carbone ? Accrochez-vous, vous n'aurez pas grand-chose à vous mettre sous la dent. C'est moins vendeur et plus risqué que la réintroduction de l'ours dans les Pyrénées, sans parler des hippopotames au bord du lac Edward au Congo. Et les nitrates dans les eaux bretonnes ne doivent rien au "réchauffement global".

Regardez bien les émissions de Nicolas Hulot: les images sont exotiques, belles ; rares sont les gros plans sur les nappes de mazout de dégazage ou de marée noire (qui, elles non plus, ne doivent rien au "réchauffement global" mais tout à la jungle capitaliste qui règne dans le monde des transports) ; rares sont les facteurs scientifiques clairement expliqués (l'émission "C'est pas sorcier" destinée au public jeune est de ce point de vue bien plus didactique). Tout cela passerait moins bien entre deux coupures publicitaires. L'esthétisation de la catastrophe ne vous rappelle rien comme procédé ? En revanche le discours -d'un expert in situ ou, encore plus dramatique et frappant, la voix off du héraut Hulot- pallie la démonstration par argument d'autorité.

Le discours sensationnaliste et catastrophiste ambiant mêle insidieusement les affirmations péremptoires et l'hypothèse éventuelle, le mode conditionnel et l'abus du verbe "sembler" qui permettent de se garder une issue de secours en cas de flagrant délit d'amalgame ou d'outrance. Il n'hésite pas à mélanger différents problèmes et différentes causes dans un tableau apocalyptique, mais confus.


DISCOURS EPOUVANTAIL CONTRE-PRODUCTIF

L'évocation des catastrophes environnementales actuelles mais surtout à venir -donc invérifiables par définition- fonctionne comme un épouvantail destiné à effrayer et à culpabiliser les individus passifs ou indifférents. Elle apeure les masses du monde prétendument post-industriel, tout en stigmatisant les masses de l'ex-tiers-monde jugées coupables de vouloir rejoindre ce monde industrialisé.

Théoriquement, le catastrophisme vise, notamment chez certains militants sincères, à faire réagir les individus. Il cherche à s'imposer comme un impératif moral justifiant la révolte.(cf. "Ni patrie, ni frontières", n° 16-17, 2006, p. 47.)
Certes, le catastrophisme a permis de sensibiliser les sociétés aux problématiques écologiques et environnementales, ce qui a favorisé certaines avancées. Mais il a aussi permis (tout autant ?) des carrières politiques, parties et pétries de bons sentiments mais aboutissant à des résultats pour le moins mitigés, les seuls sur lesquels nous devons baser notre jugement politique.

Le catastrophisme a en fait surtout des effets contre-productifs. Il renforce l'égoïsme collectif face à une situation présentée comme complexe, inéluctable, redoutable, angoissante car tantôt lointaine, tantôt proche. L'individu est encore tenté de "tirer son épingle du jeu", soit par un refuge dans le mysticisme, soit par une plongée dans le carriérisme. Autrement dit: "Après moi le déluge".

Le catastrophisme peut aussi encourager un terrorisme écologiste ou des actions exemplaires censées réveiller les masses "apathiques". Mais l'histoire fourmille d'exemples où ces actions ne réveillent personne, tout en annihilant ses propagateurs qui se retrouvent souvent seuls en taule tandis que les derniers soutiens s'échinent à les en faire sortir. Quand au terrorisme, qui présuppose une clandestinité coupée du monde, teintée de paranoïa et sensible au militarisme machiste, il débouche sur une impasse dont le mouvement anarchiste lui-même a tiré le bilan depuis un siècle au moins.

Le catastrophisme légitime aussi 2 types d'illusion: celle de pouvoir créer des alternatives immédiates, des échappatoires dans une contre-culture ou une contre-société ; et celle de promouvoir un capitalisme "éthique" ou "équitable". La première est possible car le système tolère des espaces plus ou moins libres, quand il ne les récupère pas à son profit. La seconde alternative n'est pas incongrue puisque les capitalistes ne peuvent pas scier durablement la branche naturelle sur laquelle est installé leur profit. Les plus conscients d'entre eux -un peu comme les Stiglitz ou Soros dénoncant les méfaits de la financiarisation en économie, voire les mêmes- proposent des solutions déjà opératoires. Ces deux illusions a priori contradictoires se rejoignent sur le caractère mystifiant de leur démarche.


QUAND LA CATASTROPHE N'EST PAS LA ?

Quand la catastrophe annoncée n'est malgré tout pas au rendez-vous, ou qu'elle est moins forte, moins spectaculaire, le discours passe à l'évocation sentimentale des "générations futures". Il joue sur la fibre paternaliste si nous laissions n'importe quoi à nos suivants, à tous les suivants, et pas seulement à "nos" enfants.

Mais pourquoi ne pas commencer à améliorer le cadre de vie pour nous tous, ici et maintenant ? Pourquoi remettre au lendemain ?

Ce sentimentalisme lénifiant et bien-pensant est, en fait, une habile manière de repousser les vraies solutions, celles qui seraient susceptibles de bousculer vraiment le désordre établi.
Rappelons-nous qu'il a été propulsé par le pseudo "commandant" Jacques-Yves Cousteau (il faudrait plutôt dire "capitaine"), dont les positions philosophiques et politiques ont un caractère réactionnaire. (Voir Kéchichian Patrick -1999- "La plongée anti-sémite du commandant Jacques-Yves Cousteau". Le Monde, 18 juin, p.1. On peut également évoquer les positions démographiques radicales et malthusiennes de Cousteau qui traite les pauvres du tiers-monde comme le faisait Malthus des pauvres de l'Angleterre victorienne. Ou encore cette déclaration de Cousteau: "L'Europe va être envahie par les musulmans d'Afrique du Nord. Ne vous y trompez pas: dans 3 générations [...], on ne parlera plus français, allemand, espagnol, italien. On parlera arabe." -Le Quotidien de Paris, 5 juin 1991.)

Quand les individus constatent que la catastrophe annoncée n'est pas là, il s'en suit pratiquement le même phénomène que chez les enfants découvrant que les croque-mitaines des adultes n'existent pas. Ils deviennent inconscients face au vrai danger. Ils redeviennents passifs, méfiants, désengagés. Ou schizophrènes, comme les militants à qui le marxisme avait annoncé la paupérisation de la classe ouvrière alors que le niveau de vie augmentait, y compris le leur...

"L'heuristique de la peur", revendiquée par le philosophe Hans Jonas qui nous promettait d'ailleurs une "dictature bienveillante" pour sauver la planète, rien que çà, n'est en réalité pas nouvelle. Tous les dogmes, toutes les Eglises nous promettent une catastrophe: le christianisme avec l'apocalypse, le marxisme avec l'effondrement du capitalisme sous le poids de ses propres contradictions. On attend toujours.

N'oublions pas non plus que le catastrophisme révolutionnaire, véhiculé dans les années 1910-1920 au sein de certains secteurs du mouvement ouvrier et socialiste, a débouché sur le mythe de la violence et sur son utilisation par le fascisme, lequel a également remplacé l'économisme par le psychologisme.
La trajectoire du sociologue Roberto Michels, issu de l'extrême gauche socialiste italienne puis admirateur de Mussolini, est à cet égard caractéristique, de même que l'influence auprès des nazis de l'essayiste Oswald Spengler, idéologue de la décadence occidentale.
Rappelons-nous aussi qu'au lendemain de mai 1968 nombreux furent ceux qui nous annonçaient sans ambages que la révolution était toute, toute proche, et que les mêmes actuellement, à l'instar des Daniel Cohn-Bendit, Serge July et autres Philippe Sollers, nous déclinent au contraire, mais non moins frénétiquement, de variations sur l'aphorisme Tina: There Is No Alternative (Voir "En deuil de révolution ? Pensées et pratiques anarcho-fatalistes" par Dupuis-Déri Francis, revue Réfractions n° 13, p. 139-150, 2004)

Tous les dogmes, toutes les Eglises jouent sur la crainte, l'angoisse, le châtiment, la paralysie, la soumission, le contrôle. Supposer que la peur est le commencement de la sagesse, c'est se tromper, et tromper les autres. C'est faire tomber bien bas l'ambition philosophique de l'être humain, et rétrograder l'émancipation tant individuelle que collective.

Il ne s'agit pas de nier la gravité des problèmes ou, au contraire, de se taire "pour ne pas désespérer Billancourt" (et Neuilly-sur-Seine ?). Il ne s'agit pas non plus de dire n'importe quoi, car cela profite aux charlatans, aux bonimenteurs et aux carriéristes, ceux qui tiennent encore le Monde sur le dos des naïfs.

Philippe PELLETIER
(article paru dans le Monde Libertaire -fin novembre 2006-)





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Et alors ?
Posté par Sed le 24.01.2008
L'article commence mal:
"Mais les scientifiques sont loin d'être tous d'accord sur l'analyse, les explications et les conséquences de la situation climatique."
D'où est-ce que Pelletier sort ça ? Il a analysé les publications scientifiques sur le sujet ? Car la science est publique, il suffit de se renseigner.
D'après ce que j'ai pu entendre à droite à gauche, les scientifiques sont plutôt d'accord sur le constat (mais bon, moi non plus je n'ai pas parcouru les publications, donc à la limite ma gueule). Pour les conséquences par contre, je ne sais pas... Mais bon, Pelletier ne m'a pas l'air plus informé non plus (c'est-à-dire qu'il ne donne pas de chiffres, donc il ne sait pas, il n'a pas analysé les travaux scientifiques, c'est ça pour moi "informé", c'est pas d'avoir vu le film de Gore ou pas).
Après que les gens de pouvoir utilisent tout ce qu'ils peuvent pour garder leur place, pas la peine d'en tartiner 100 lignes.
Avec cet article comme avec beaucoup d'autres du mouvement libertaire (et j'ai été au comité de rédaction du Monde Libertaire un temps, et je me suis même tartiné quelques articles dans la même veine) on va où ? Ca sert à quoi cette réthorique ?
Qui va lire cet article ? Qui va être convaincu (qui ne l'est déjà) qu'effectivement c'est la merde et qu'il faut faire quelque chose à une vaste échelle pour sortir de la folie des "puissants" ?
Et qui va faire ensuite ? C'est bien joli de ne pas être d'accord, mais et après ?
En plus, non seulement c'est la merde mais on ne voit pas vraiment quoi faire. Et lire Pelletier ça nous fait pas avancer non plus...
C'est un peu le drame du mouvement anarchiste. 150 ans que ça dure et rien. C'est la merde, on n'est rien. Ah mais c'est pas notre faute, ils sont forts en face ! Mon cul ouais. On est mauvais, c'est tout. Faut accepter les faits. Mais bref, le désespoir m'égare.
Allez hop, je retourne à ma petite lose personnelle.
Je ferai mieux de chercher du boulot au lieu de buller sur le net, pas vrai ? Quelle merde...
Cédric, ex-FA.
http://sed.free.fr

Réfléchir avant d'agir...
Posté par Alayn le 24.01.2008
Salut Sed !
Les écrits de Philippe Pelletier font souvent polémiques au sein de la Fédération Anarchiste et surtout ceux où il parle d'écologie. Je pense que tu le sais autant que moi: il y a les pour et les anti-Pelletier...

Perso, moi, j'aime bien ses analyses et je pense qu'il sait de quoi il parle. N'oublions pas que Philippe est géographe.

Même si je peux comprendre que ce genre d'article peut "agacer" certains anarchistes, il n'y a pas que des anars pur sucre qui lisent le Monde Libertaire.

Cet article me semble interessant dans le sens où il dénonce principalement les discours (vrais ou faux...) des grands médias. L'essentiel de ce texte me semble là.

Ensuite, je suis d'accord avec toi: il ne propose rien. Mais je pense que tu sais aussi "l'ennui" de tous ces articles qui ont toujours quasiment la même conclusion: "y'a qu'à, faut qu'on...". Ce sempiternel rabâchage qu'on retrouvait 10 fois dans un même numéro du Monde Libertaire. Depuis quelques temps, ce "travers" est moins présent et Philippe l'a évité.

Evidemment, il ne suffit pas de critiquer, il faut aussi proposer mais là n'est pas le but spécifique de cet article. Voilà mon avis à ce sujet.

Sinon, je ne suis pas tout à fait d'accord avec toi sur le fait que le mouvement anar serait mauvais.Il est loin d'être parfait mais il fait ce qu'il peut...et effectivement, en face, ils sont forts pour toujours vouloir nous écraser. Mais Sed, je ne pense pas que c'est en se désespérant que nous avancerons.

Sinon, merci pour ton com. Je te salue bien. Courage !
Anarchistement.


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S'interroger pour agir
Posté par Philippe le 02.02.2008
Salut à Cédric et à Alayn,
Je découvre vos commentaires et vos échanges. Je n'ai que peu de choses à ajouter à la réponse d'Alayn. Mes articles sur l'écologie - mais aussi sur d'autres thèmes - visent d'abord à faire réfléchir, si possible. Des idées d'actions, de solutions ? J'en ai, mais je ne crois pas au prêt-à-porter militant, surtout sur des sujets qui dérangent.
Je ne cherche pas à être dans une posture de spectacle et d'iconoclastie mais d'interrogation et de révolte. De par ma profession, qu'a rappelée Alayn, je sais en outre, effectivement, que le monde scientifique n'est pas si unanime que cela sur les questions écologiques - réchauffement global compris (cf. mes autres articles dans le ML sur ce point). Rappelons que je ne conteste pas a priori ou a fortiori l'existence de celui-ci : je m'interroge sur son évaluation scientifique et sur l'utilisation politique qui en est faite. Des climatologues sérieux - pas des statisticiens qui moulinent des modèles météos devant leurs bécanes - s'interrogent également. Il n'y a aucune raison pour que les individus, anarchistes ou non, ne le fassent pas. Surtout pour les anarchistes supposés caractérisés par leur sens critique, même si le dogme subreptice y fait aussi des ravages.
Il ne s'agit donc pas d'être pro ou anti Pelletier. J'observe d'ailleurs à cet égard que personnaliser le débat est une vieille tactique politicienne qui vise précisément à évacuer le débat en question pour focaliser sur l'individu, pour éviter de réfléchir sur l'idée en tant que telle. Même si j'y ai songé, et même si je m'en réserve la possibilité, je me refuse toutefois à utiliser un pseudonyme. Je n'aime pas avancer masqué, quoique cela m'éviterait aussi quelques désagréments !
Longue vie au blog anarchie23 !
Philippe Pelletier.

Salut Philippe !
Posté par Alayn le 12.02.2008
Bonjour ! Merci pour ton commentaire, Philippe ! C'est bien dans ce sens que j'avais perçu ton article.
La "polémique" Anti-Pelletier ou pas..." me semble aussi quelque peu incongrue dans nos rangs (personnalisation...)et je m'y attendais un peu en mettant en ligne ici ton article.
Mais je sais aussi ta force: savoir défendre tes propos ou tes écrits comme il se doit.

En tout cas, çà me fait plaisir que tu "découvres" notre modeste blog !
Cà fait également une paye qu'on ne s'était pas croisé !

Je te salue bien !
Salutations Anarchistes !
Alayn

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propaganda-staffel
Posté par pierre marlson le 27.02.2008
BRAVO 0 TOUS CEUX QUI SAVENT RESTER M2FIANTS ET QUI D2VOILENT SOUS LES ARGUMETNST ET LES PROFESSIONS DE FOI politiquement correctes.

Je trouve très souvebts dans les opinions sois disant catastrophisantes une arroagahce et une recherche de dominaton sur les esprits.

Il me semble que la planète à subi beaucoup de périodes glaciaires et beaucoup de périodes interglacaiare, les prmeière très froides, les autres souvent erchi chaudde les dinosauriens aimaient la chaleur et els ours blancs le contraire,

Maos où "taient à cets éposuqes les carburateurs, et les usines atomiques ou chimiques responsables de ces erreurs manifestes ?

QUEL ORGUEIL DEFORME DE RESPONSABLES MEGALOMANES. C'est frocément l'homme le grand bestiau supérireur qui est responsable de tout ?

Hé bien moi je n'en suis pas sûr zr jz rzqrz modets , Na !

Je suis certain n'empêche que nos frappements de potrine, la planète elle, s'en fout comme /// de l'an 40, peut-être





Faire la part des choses...
Posté par Alayn le 28.02.2008
Bonjour ! Tout d'abord merci Pierre pour ton commentaire.

Pour moi, dans tout çà, il y a quelque chose qui se dégage: le réchauffement climatique par exemple n'est pas le seul fait de l'homme mais est aussi dû à des phénomènes naturels (l'expansion du soleil notamment qui, on le sait, cramera inéluctablement la Terre dans quelques milliers d'années...)

Même si l'on ne peut nier que depuis le début de l'ère industrielle, l'humanité est contribuée pour une partie à ce réchauffement et à la pollution.

Là où il y a une certaine tromperie dans les discours ou même bien souvent dans des reportages ou des documentaires soit-disants scientifiques, c'est de ne jamais quasiment évoquer la part naturelle (et de loin la plus importante de ce fameux réchauffement climatique) et de nous culpabiliser comme des grands fautifs de ces changements climatiques.

Sans vouloir nier la pollution honteuse des grands complexes industriels, la nocivité des bagnoles, etc... je pense que les grands médias (qui nous polluent bien souvent le cerveau...) devraient réfléchir au manichéisme qu'ils distillent et qui est la plupart du temps réducteur.
Non, tous les maux de la planète ne sont pas imputables qu'à l'humanité. La nature est bien plus forte et se transforme, se réchauffe ou se refroidit sans demander l'avis à personne !
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Sed
Posté par Ted le 06.03.2008
Hello Sir,


Oh oui, tes lignes transpirent le désespoir. Mais comme le dit Alayn, baisser les bras face à ses propres idées n'est fait pour te faire avancer sur TON chemin. Tenter d'accepter les choses telles quelles sont n'est pas fait pour t'intégrer sereinement dans ce système que tu vis mais que tu n'as pas envie de respirer. Je te souhaite bon courage pour ta remise en forme morale, et penses bien qu'on passe tous par ce genre de bas désagréables.

Salutations à tous
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Salut Ted
Posté par Sed le 20.03.2008
Salut Ted,

merci pour ton petit mot. C'est vrai, c'est pas évident de subir un système social ultra-violent. On fait comme on peut. Des fois ça passe à peu près, des fois moins.

Cédric.

qu sont "les scientifiques" ?
Posté par Emmanuel le 03.07.2008
Bonjour : d'accord avec le fond, il faudrait peut être ajuster quelques idées ; celle du journaliste à la botte du pouvoir qui coupe la parole au spécialiste détenteur de vérité scientifique est naïve ; je préfère considérer comme Bourdieu que les chercheurs sont la fraction dominée de la classe dominante, qu'ils appartiennent à la classe des décideurs avec les journalistes, les entreprises, les élus. En effet, pour faire de la recherche il faut aller chercher soi même des financements privés et en 5-10 ans on se laisse contaminer par les intérêts privés : le chercheur communique, fait du plaidoyer, "vend" ce qu'il fait, etc. Les scientifiques sont cyniques pour leurs chefs et naïfs politiquement quand il s'agit des chercheurs de base. Je les connais bien, j'en suis, je connais aussi des journalistes, parfois plus conscients politiquement !

Super com !
Posté par Alayn le 03.07.2008
Bonjour !

Merci Emmanuel pour ton commentaire que je trouve particulièrement intéressant.

Perso, ça me conforte dans ce que je pensais: la mainmise et la dépendance de la recherche aux pouvoirs et à l'argent dans bien des cas.

Les grands medias le sont aussi ; il y a néanmoins quelques journalistes qui font bien leur métier.
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