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anarchie23
Description du blog :
Tout ce qui a trait à l'anarchisme en Creuse et au-delà...
Catégorie :
Blog Politique
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02.06.2007
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Les Agrocarburants

Posté le 17.12.2007 par anarchie23
Le capitalisme, c'est formidable ! Après la nourriture pour herbivores à base de résidus animaux, histoire de propager l'encéphalite spongiforme bovine, voici la nourriture pour automobiles à base d'agrocarburants, alors que près d'un milliard d'humains souffrent de la faim ! On peut faire confiance aux multinationales, qui se penchent amoureusement sur l'immense marché qui s'annonce, pour nous faire subir les conséquences du dogme sacré du profit à court terme...


VERT... COMME UNE FORET DE DOLLARS

Les gérants de notre système savent utiliser les "crises" que celui-ci génère pour défricher de nouveaux champs de profits.
La crise énergétique, basée sur la diminution rapide des réserves de pétrole, permet d'encaisser un surplus de royalties provenant de sa hausse actuelle et de saliver sur la rentabilité des agrocarburants, compétitifs dès que le baril atteint 70 dollars.
La crise écologique, basée sur les retombées d'une croissance incontrôlée, affecte gravement la planète et ses habitants. Même des politiciens comme Al Gore ou des bouffons comme Nicolas Hulot s'en inquiètent ! Ce qu'ils redoutent, c'est une remise en cause radicale de cette société mortifère ; les Etats doivent rassurer par des choix "responsables et durables" ; les agrocarburants en font partie.

La crise alimentaire, basée sur les impasses de l'agriculture industrielle, se développe (qualité des aliments, pollutions, disparition des paysans...). La productivité stagne, il faut dépenser plus pour récolter moins (appauvrissement des sols, monoculture, disparition des fertilisants naturels...). L'agrobizness (agrochimie, machinisme agricole, ingénierie génétique...) voit d'un oeil intéressé l'arrivée des agrocarburants.

Subventions publiques et capitaux privés pleuvent ; les perspectives sont allèchantes: remplacement du pétrole, diminution du CO2, travail pour les agriculteurs... Saluons donc ces bienfaiteurs de l'humanité, merci aux céréaliers (ADM, Cargill...), merci aux constructeurs automobiles (Volkswagen, Toyota...), merci à l'ingénierie génétique (Monsanto, Syngenta...), merci aux pétroliers (Shell, Total...), merci aux chefs d'Etat (Bush, Lula...), et plus généralement merci à tous ceux qui reniflent les 100 000 millions de dollars prévus par les experts, tel le fond d'investissements Pergam: "Les millions d'hectares de maïs et de soja disponibles sont autant de barils dormant de carburant vert du style éthanol dont la demande mondiale devrait exploser dans les années qui viennent".


BUSH, LULA... ET QUELQUES AUTRES

Certains Etats ont pris de l'avance dans un domaine déjà exploré par quelques précurseurs (en 1890 un moteur fonctionnait à l'huile d'arachide). Les Etats-Unis sont le premier producteur d'agrocarburants, à base de maïs et de soja, et le premier exportateur d'éthanol. Mais ils sont talonnés par le Brésil, qui a investi depuis trente ans (choc pétrolier oblige) et s'appuie sur ses plantations de canne à sucre, ses automobiles roulant à l'éthanol... Lula, bon élève du capitalisme, partisan des OGM et de l'énergie nucléaire, rêve d'un Brésil "Arabie Saoudite du carburant vert" !

Avec son "compadre" Bush il a signé un mémorandum sur les agrocarburants facilitant les accords de coopération avec des pays latino-américains ou africains pour y encourager la production. Un tel accord permet aussi de contrer le projet d'intégration énergétique de l'Amérique du Sud du vénézuélien Hugo Chavez...
En effet les objectifs affichés par les "pays développés" (10% d'agrocarburants en 10 ans pour les USA, 20% en 2020 pour l'Union Européenne) impliquent de récupérer des terres, en grande partie dans les "Pays du Sud". C'est le cas notamment en Asie du Sud-Est (Indonésie, Malaisie) où se répandent d'énormes plantations de palmiers à huile et les raffineries associées.


BIO... COMME UNE FORET QUI BRULE

D'immenses nuages de fumée, visibles depuis les pays voisins de l'Indonésie, dénoncent la façon dont ces terres sont obtenues dans un pays qui a perdu 72% de sa forêt primaire ! L'huile de palme comme carburant végétal est plus destructrice pour l'environnement que le pétrole du Nigéria... Au niveau mondial, la déforestation est responsable de 21% des gaz à effet de serre. D'autres terres sont obtenues par assèchement de sols humides et tourbeux, dégageant du CO2 et du méthane (28 fois plus "actif"). Le magazine Science rappelle que "pour préserver le climat il serait bien plus efficace de conserver forêts et prairies que de développer les agrocarburants".

Petits paysans et populations indigènes sont chassés de leurs terres et, s'ils résistent, sont réprimés (500 Indonésiens récemment torturés). D'autre part on voit mal l'impact positif sur la crise énergétique quand on sait qu'un capteur solaire de 8 mètres de côté produit autant de chaleur que l'agrocarburant correspondant à 1 hectare de culture.
Sans compter que les agrocarburants, fabriqués à partir de produits bourrés d'OGM et de pesticides, nécessitent l'utilisation d'engrais issus du pétrole !

Le plus grave est la mise en concurrence de la production des agrocarburants et des aliments pour l'utilisation des ressources en terres et en eau. Un peu partout des agriculteurs abandonnent les cultures traditionnelles ou l'élevage pour se ruer vers le mirage de l'"or vert". Cela contribue à diminuer l'offre sur un marché mondial où la demande s'accroît (Chine, Inde...). Ainsi les produits alimentaires sont en forte hausse (blé + 60%, maïs + 50%, riz + 40%, sucre, lait, viande...) pesant sur la consommation. Des réactions populaires violentes, faisant partiellement reculer le gouvernement, ont eu lieu à Mexico après le doublement du prix de la tortilla, nourriture de base à partir de farine de maïs. C'est que le traité de l'ALENA (Etats-Unis, Canada, Mexique) a permis au maïs américain d'envahir le marché dans un pays où fut "inventé" le maïs par les peuples mayas, occasionnant au passage la disparition de 1,3 millions d'emplois !

Des africains suppriment un repas face au prix des denrées. Un institut de Washington, l'IFPRI, estime que le prix des aliments de base risque de progresser d'un tiers d'ici 2020, sachant qu'une augmentation de 1% précipite 16 millions d'humains dans l'insécurité alimentaire ! Les vautours s'y préparent: "Les matières premières agricoles sont des actifs extrèmement peu chers pour lesquels la demande est en train d'exploser et pour lesquels l'offre s'affaiblira" (BNP). Rappelons que la quantité de céréales nécessaire pour remplir un réservoir de 4X4 suffit à nourrir un être humain pendant 1 an...


ENGRAISSER LE CAPITALISME OU NOURRIR L'HUMANITE ?

Dans l'histoire, de nombreuses innovations, notamment en matière agricole, ont été mises en pratique par des groupes humains tenant compte des réalités locales, restant maîtres du choix et du rythme de leur assimilation. Dès son apparition, le capitalisme s'est efforcé d'en réserver les bénéfices à une minorité et d'en sélectionner les plus juteuses pour les imposer partout et le plus vite possible, sans se préoccuper des conséquences plus lointaines. Ainsi l'utilisation des agrocarburants, déjà expérimentée à petite échelle et contrôlée par les habitants concernés, par exemple dans des coopératives agricoles du Minnesota et du Middle West, prend une allure cauchemardesque dans les serres des multinationales. Bien sûr des associations de protection de l'environnement informent des risques, avec parfois certains succès comme en Allemagne où le gouvernement envisage de supprimer les subventions versées aux centrales fonctionnant à l'huile de palme. Mais ce sont les paysans qui sont directement visés, poussés par force ou par mirage médiatique à renoncer à leur vocation de nourrir l'humanité. Leurs choix individuels et collectifs, leurs luttes ont un rôle essentiel. En particulier, comment va réagir le Mouvement des Sans Terre (MST) brésilien, plus grand mouvement paysan mondial, directement agressé par les choix de Lula, que certains de ses dirigeants avaient pourtant contribué à faire élire ?

ELAN NOIR

(article publié dans "Creuse-Citron" n° 14 d'oct-dec 2007, le journal de la Creuse libertaire, disponible à prix libre)

Les députés ? A la retraite !

Posté le 19.10.2007 par Vincent Nouzille et Anarchie23
Bonjour ! Au moment où la rue commence à remettre en cause les réformes (notamment les régimes spéciaux des retraites) de Sarkopen ; ou des grèves éclatent, notre ami Francis vient de nous communiquer ce texte de "bakchich.info", écrit par Vincent Nouzille sur les retraites dorées de nos chers (très chers !) "dépités" ! :


Timides et cachottiers, les parlementaires de l'Assemblée couvent un superbe déficit, celui de leur retraite...
Le gouvernement et sa majorité s'apprêtent à aligner tous les régimes spéciaux de retraite (EDF, SNCF, etc) sur le droit commun. C'est une question d'équité sociale et d'équilibre économique, martèle le Premier ministre. Mais, belle exception, les députés hésitent à réformer leur propre caisse, qui est pourtant très très "spéciale".

Il est vrai que les cotisations des députés valent double durant leurs quinze premières années de mandat: il leur suffit de passer 22,5 années sur les bancs du Palais-Bourbon, pour cumuler leurs 40 annuités de cotisations, avant de partir tranquillement à la retraite à 60 ans révolus. Un privilège exceptionnel, qui mettrait tous les régimes de retraite en faillite s'il était généralisé à l'ensemble des salariés ou des fonctionnaires !

Nous sommes d'ailleurs en mesure de révéler un petit secret: à cause de ses charges, la "caisse de pensions des anciens députés" est justement dans le rouge ! "Bakchich.info" a déniché son bilan financier, dans les comptes de l'Assemblée nationale pour 2006, qui ont fait l'objet d'un rapport passé inaperçu (consultable sur "bakchich.info") le 29 mai dernier, présenté par le député Yves Fromion, élu UMP du Cher.

Le résultat n'est pas très glorieux, selon le document officiel. Du côté des recettes, les cotisations versées l'an dernier par les 577 députés n'ont rapporté que 7,4 millions d'euros. Une misère.

L'Assemblée a également généreusement cotisé (en tant qu'employeur) en faveur de ses édiles, pour un montant de 14,9 millions d'euros. Le total des ressources de la caisse ne dépasse donc pas les 22,3 millions. En revanche, côté dépenses, c'est l'hémorragie. Les retraites versées à quelques 2000 anciens parlementaires (montant moyen: 2400 euros net par mois pour 1958 pensionnés) ont dépassé les 60 millions d'euros, soit près de trois fois les recettes. Un record.

La différence n'est pas mince: le trou était d'environ 38 millions d'euros en 2006, comme en 2005, soit près de 20 000 euros par retraité et par an. Ce déficit chronique, creusé méticuleusement d'année en année dans l'indifférence générale, équivaut à une "faillite" selon l'expression favorite de François Fillon ! "Vu le nombre limité de députés cotisants, les conditions de l'équilibre économique de notre régime spécial ne peuvent pas être réunies, admet Yves Fromion, en confirmant les chiffres. C'est la même chose pour les retraites des agriculteurs, des mineurs, ou des marins."

Jusqu'à présent, la République, bonne mère, éponge automatiquement le déficit du régime des anciens députés, grâce à une discrète "subvention de l'Assemblée nationale", pompée sur les crédits alloués chaque année au Parlement. Pour équilibrer le régime "sur mesure" des députés-retraités, les contribuables ont donc été ponctionnés de 38 517 765 euros en 2005 et de 38 000 240 euros en 2006. Une bricole comparée aux dizaines de milliards des déficits de l'Etat, de la Sécu ou des autres caisses de retraites. Mais, l'heure est justement aux révisions déchirantes pour tous les régimes spéciaux. Et l'exemple ne devrait-il pas venir d'en haut ? "Les Français ne comprendraient pas que nous ne réexaminions pas notre propre régime, de manière à l'adapter, répond Yves Fromion. Moi, en tout cas, je suis prêt à en débattre". Quitte à s'attirer les foudres de ses collègues !

Vincent NOUZILLE (bakchich.info)


Notre petit commentaire:
C'est donc limpide ! Dans les histoires de gros sous, le pouvoir ne remet jamais en cause ses prébendes. Les serviteurs de l'Etat pillent allègrement la tune des contribuables. Sans états d'âme.
Dans les mouvements de grèves amorçées, le peuple est toujours le dindon de la farce, manipulé par les syndicats réformistes divisés sur la mobilisation. Nous pensons qu'il faudra faire beaucoup plus que quelques journées de grèves dispersées pour faire infléchir ou supprimer les nouvelles mesures sur les retraites que ce gouvernement capitalo-poujadiste veut instaurer.

Paralysie du pays, véritables grèves générales (et autogestionnaires !), remise en cause de l'Etat, du capitalisme et du pouvoir, voilà quelques modes d'actions que nous préconisons pour faire plier cette pseudo démocratie inégalitaire.

Les députés gagnent des milliers d'euros sur notre dos. Nous pouvons organiser la société d'une autre manière. Sans eux ! A la retraite, les dépités !
La mise en place d'une société fédérale libertaire est, à nos yeux, la meilleure façon d'y parvenir. (voir sur ce blog les billets "La Fédération Anarchiste" ; "Le projet libertaire" et le commentaire "Le fédéralisme libertaire" ainsi que les liens vers "Mes sites préférés")

Salutations Anarchistes

La démocratie du "n'importe quoi"

Posté le 07.10.2007 par Patrick Mignard
Dans un grand journal du soir, daté des 22 et 23 juillet, à propos de la situation en Turquie et plus particulièrement du succès populaire du parti des "islamistes modérés", le AKP, on pouvait lire un reportage sur le "petit peuple des barbecues" qui constitue la partie la plus pauvre de la société turque et qui se voit, par les autres classes, montré du doigt car, "tous les week-ends ils envahissent les espaces publics avec leurs familles et leurs barbecues".

A une question du journaliste, l'un deux répondant: "c'est pour cela que nous allons voter pour un parti qui nous accorde le droit d'allumer nos barbecues" (???)


UNE DERIVE DE LA DEMOCRATIE

Remarque anodine diront certains et même prêtant à sourire. En sommes-nous si sûrs qu'il faille sourire ? Pas à cause de ce qu'est ce parti... que ce soit celui-là ou un autre, là n'est pas le propos, mais sur le principe que recouvre ce type d'attitude de la part de ce qui s'appelle et que l'on appelle un citoyen.

La question qui se pose, quand on voit ce genre d'attitude, c'est tout simplement: est-ce celà la démocratie ?

Bien sûr, les puristes politiques, et il n'en manque pas, me rétorqueront que ce n'est qu'une expression et qu'elle reflète une réalité sociale et politique... et qu'il ne faut pas prendre l'expression au "pied de la lettre".

Pourtant, le comportement que l'on qualifie de citoyen, même dans un pays comme la France, se résume parfois, souvent, à une défense d'intérêts particuliers, accessoires, voire un fantasme... et même quand ces intérêts sont collectifs, leur décalage total avec la réalité sociale en fait des particularismes élevés au rang de, sinon valeurs politiques, du moins éléments de positionnement politique. Un exemple ? Un parmi tant d'autres... "les dates d'ouverture de la chasse aux canards" (?)

Un tel comportement, une telle situation fait de la démocratie un "fourre tout" inextricable où "l'impression", le "fait divers" tiennent lieu de "conscience politique".


L'INSTITUTIONALISATION DU "N'IMPORTE QUOI"

Le système politique tel qu'il est conçu aujourd'hui, dans ce que l'on appelle les "démocraties modernes" est essentiellement fondé sur ce "n'importe quoi".

Quel est ce "n'importe quoi" et quel sens a-t-il ?

"N'importe quoi" signifie que la volonté politique peut se fonder sur tout et son contraire, sur des détails souvent inessentiels de la vie quotidienne. L'éclatement et la diversité des "intérêts" fait que le particularisme, l'accessoire, l'emporte sur l'essentiel. L'exemple des "barbecues" est significatif: le choix politique s'arrête à ce simple aspect d'une réalité sociale qui est autrement plus complexe et dont souvent le particularisme n'est que le révélateur. Le signifiant devient le signifié et acquière un statut d'impératif catégorique.

Au nom d'une conception particulièrement démagogique et perverse de la "liberté", le système dit "démocratique" a institutionnalisé cette pratique non pas qu'il faille taire ces revendications, mais, vouloir en faire la colonne vertébrale de l'investissement citoyen est la meilleure manière d'en détourner le sens... et les politiciens ne s'en privent pas.

Quand on observe de près le fonctionnement de la politique, c'est effectivement aujourd'hui comme celà que fonctionne les "démocraties"... Les politiciens "déguisés en Père Noël" se livrent à une surenchère de promesses alléchantes, enveloppées dans un verbiage pseudo philosophico-économico-scientifique, pour faire bonne mesure, et se donner, et surtout, donner l'illusion de la profondeur de pensée, discours toujours écrits par des professionnels de la manipulation, du marketing politique et des experts toujours prêts à vendre leurs "compétences".

Le citoyen se place en demandeur et le politicien en offreur reproduisant parfaitement le schéma du marché.

Nous avons là les bases les plus fétides du populisme.


UNE DEMOCRATIE DEGENEREE

Cette dégénérescence populiste est scrupuleusement entretenue, vantée et même louée, par une classe politique qui y trouve tout son intérêt ; en effet une telle situation est propice aux promesses démagogiques, à la rhétorique de "super marché", voire au clientélisme.

L'attitude politique, la parole politique, le discours politique est fabriqué non plus à partir d'idées et de conceptions, encore moins de pratiques, portant sur l'organisation sociale, réfléchies et soumises à la critique publique, mais à partir du glanage des désirs, voire fantasmes des électeurs. Le discours politique devient une sorte de mixture dans lequel tout le monde doit y trouver ce qu'il cherche.

Dénoncer cette escroquerie c'est risquer les foudres des pseudo démocrates qui tiennent absolument à ce que le peuple, toujours prenant prétexte de la liberté d'opinion et d'expression, ne s'en tienne qu'à ces/ses considérations superficielles.

L'intérêt de tout celà c'est que rien n'est abordé sur le fond, tout reste à la périphérie des grands problèmes qui, tout en étant la cause de ces "particularités", ne sont jamais mis et débattus sur la place publique. L'essence même du politique et donc de ce qui devrait constituer l'élément essentiel du fonctionnement démocratique, est sacrifiée sur l'autel des cuisines partisanes et des intérêts des clans politiciens.

Les organisations politiques qui ont la prétention de changer la société ont été emportées par le flot de la démagogie ambiante et n'hésitent pas, elles non plus, à en rajouter dans les promesses. La teneur des discours change mais la problématique reste la même... on promet, pas tout à fait les mêmes choses (encore que !),... on dit ce que l'on appelle, pas du tout originalement, "être à l'écoute du peuple" revient à fonder son action politique sur le plus petit commun dénominateur de ce que l'électeur moyen, gavé d'absurdités diffusées par les médias, est capable d'ingurgiter.

Tant que nous ne changerons pas de problématique politique, tant que nous adopterons le système pervers de la soit disante "conquête-du-pouvoir-avec-un-programme-répondant-aux-besoins-du-peuple", non seulement nous serons dans le "n'importe quoi", mais nous n'arriverons même pas à l'imposer... les aigrefins de la politique, maîtres chanteurs des médias, feront, en la matière, toujours "mieux" que nous.


Source: Fédérer et Libérer
Liste de diffusion de Matière à réflexion.
matieres@fedetlib.net


Sarkosy à Sannat !

Posté le 02.10.2007 par anarchie23
Cliquer sur le dessin pour l'agrandir !


Bonjour ! Cette "affaire" défrayant la chronique actuellement dans le microcosme politicien creusois et même au-delà, rappelons de quoi il s'agit:
-Tout d'abord reprenons le communiqué de l'AFP que Lisa nous avais envoyée très gentiment et qui se trouve dans le commentaire "pour toi" dans le billet sur Gustav Landauer.

GUERET (AFP) Le conseil municipal de Sannat, un village de 380 habitants (tes) de la Creuse a refusé, par 5 voix contre 4, de suspendre en mairie le portrait du président de la République Nicolas Sarkosy, a indiqué le maire, Henri Sauthon.

"La question s'est posée lorsqu'on nous a proposé un portrait du président", a expliqué l'édile, un exploitant agricole de 81 ans à la retraite qui se dit sans étiquette. "Lors de la séance, mardi, certains se sont élevés contre cet accrochage et un élu a demandé un vote qui s'est soldé par un refus à la majorité de 5 voix contre 4", a-t-il dit, précisant que l'accrochage du portrait du président n'était "pas une obligation".

"Il n'y avait eu aucun problème pour afficher Jacques Chirac, qui reste accroché à la mairie au côté de François Mitterrand", a estimé M. Sauthon.

"Ici, nous nous faisons une haute idée de la démocratie, de la République. Nous sommes certes un peu rebelles. Nous avons peut-être la tête un peu dure. Tout le monde n'est pas béni oui-oui. Ce n'est pas pour autant que nous sommes des sauvages", a conclu le maire de Sannat.

FIN du communiqué.



A la suite de cet évènement, voici la lettre-tract des jeunes de l'UMP de la Creuse (hautement édifiante !):

A l'attention des parents d'élèves du collège Marouzeau.

Attitude déplorable du principal du collège Marouzeau.

Une partie des membres du conseil municipal de la commune de Sannat a récemment refusé d'afficher le portrait du Président de la République française dans les locaux de la mairie.

Nous tenons à vous informer du fait que le chef d'établissement d'acceuil de vos enfants, en sa qualité d'adjoint au maire de la commune de Sannat, est l'un des initiateurs de cette lamentable décision.

L'apposition dans les mairies de la photographie officielle du Président de la République constitue une tradition républicaine profondément ancrée dans notre démocratie.

Un chef d'établissement scolaire devrait avoir un comportement exemplaire. Or, il s'agit là d'un véritable dérapage et d'un comportement irresponsable.

Nous formulons le voeu que les initiateurs de cette décision anti-républicaine revoient leur position.

FIN de la lettre-tract des jeunes de l'UMP de la Creuse.



Sur son blog, Michel Moine, le maire socialiste d'Aubusson écrit (extraits):

-Les jeunes populaires se hasardent maintenant à la délation publique, en mettant en cause es-qualité un fonctionnaire de l'Education Nationale, par ailleurs élu de sa commune, pour les choix du conseil municipal.

-C'est ainsi qu'à été distribué aux élèves, à la sortie d'un établissement guérétois, il y a quelques jours, un tract calomniateur envers le chef d'établissement, pour en discréditer "le comportement irresponsable" et en dénoncer le "véritable dérapage".

-On ne peut partager l'attitude du conseil municipal de Sannat, ce qui est mon cas...

Extraits du blog de Michel Moine, maire socialo d'Aubusson.



Dans le dernier Creuse-Citron (le journal de la Creuse libertaire n° 14) il est écrit:

Les enfants de Pétain et la démocrature.

Le chef d'établissement du collège Marouzeau, qui est aussi le 2ème adjoint à la mairie "rebelle" de Sannat (son refus d'accrocher le portrait de Sarkosy a été largement médiatisé), n'est pas digne d'exercer au sein de l'école de la République.
C'est ce que pense la milice des Jeunes Populaires de l'UMP creusoise qui l'a fait savoir en distribuant un tract aux enseignants, parents et élèves aux portes du collège guérétois.

Outre l'intimidation et le risque disciplinaire encouru par le principal, ce tract révèle la vraie nature de l'UMP: une organisation totalitaire en passe de réitérer sa "nuit de cristal" et sa "rafle du Vel'd'Hiv".
Pour nous c'est inacceptable. C'est donc résistance et sabre au clair !





Maintenant nos commentaires:

Evidemment, la lettre-tract des jeunes de l'UMP est immonde: délation, distribution à des élèves et à leurs parents où travaille un membre de ce conseil municipal, pressions diverses...
Prendront-ils prochainement des élèves en otages ?

Nous pensons qu'il n'y a rien à attendre non plus finalement des socialos qui sont choqués de ce manque de "civisme".... Ils sont bien trop respectueux des traditions de notre démocratouille.

Aucune loi n'oblige les conseils municipaux à accrocher la trombine du Président. On aura au moins appris cà !

Au final, le geste de cette petite mairie est une anecdote croustillante. Pour faire parler d'elle, elle n'aurait pas pu trouvée mieux !
D'avoir le portrait de Chirac ou de Mitterrand, çà ne les dérange pas plus que çà par ailleurs...

Nous vous tiendrons informés des suites (s'il y en a) de l'Affaire du portrait de Sarkopen non accroché à la mairie de Sannat !
Salutations Anarchistes.

Le SEL de Creuse

Posté le 29.09.2007 par anarchie23
Le SEL (Système d'Echange Local) en Creuse appelé "CarrouSEL" existe depuis 1997 et a vu le jour du côté de la Souterraine. Il réunit aujourd'hui une cinquantaine de personnes dans 3 secteurs couvrant le département (La Souterraine, Guéret et Faux La Montagne). Sa "monnaie" est la nèfle. On peut y échanger des biens, du savoir-faire ou des savoirs. Il est organisé en association loi 1901.

Un SEL est un creuset où chacun apporte son expérience, ses déboires et ses réflexions sur l'économie libérale. Il permet d'expérimenter concrêtement d'autres types de relations: par rapport au travail, à l'argent, aux relations sociales, aux activités qui nous plaisent ou nous rebutent...
Un SEL est un système multilatéral d'échanges. Il crée des liens plutôt que des biens et ressemble à un groupe d'entraide.

Les premiers SELs sont apparus en Europe dans les années 30. C'est un système basé sur le troc avec une monnaie fictive.
Le premier SEL moderne de France a été créé en Ariège en 1994. Aujourd'hui, il en existe environ 400, de tailles plus ou moins modestes (de 2 à quelques centaines de membres) suivant les régions, qui permettent à plus de 20 000 personnes de procéder à des échanges.
On en trouve aussi en Australie, au Japon, en Amérique latine...

Un SEL est une structure associative déclarée ou libre qui permet aux adhérents(tes) de pratiquer des échanges multilatéraux valorisés en monnaie fictive et autonome (souvent basée sur le temps passé) au nom varié (grain de sel, cacahuète, truffe...néfle comme en Creuse...), et des échanges libres (souvent à caractère de service plus qu'à caractère matériel).

Une personne ainsi, par exemple, pourra être créditée de 100 nèfles en gardant des enfants pendant une soirée avant d'aller les dépenser ailleurs en cours de guitare. La valeur d'un service est généralement dictée en fonction du temps qu'il nécessite. Il n'y aura ainsi pas de différence entre 1 heure de cours de maths et 1 heure de jardinage.

D'un point de vue anarchiste, les SELs sont des ébauches d'alternatives économiques assez interessantes avec le bémol que nous pensons qu'ils devraient plus s'affirmer anticapitalistes qu'ils ne le font actuellement.
Majoritairement composés d'écolos alter-mondialistes, voire traversés par des courants ésotériques (les massages ou les cours de yogas y sont souvent à la mode...) ils restent trop souvent dans un discours certes alternatif mais empreint d'environnementalisme et de réformisme.

Nous aimerions que la rupture avec le système capitaliste en leur sein y soit tout simplement plus radicale. Le troc, les échanges sans argent, l'entraide, l'organisation de groupes sur ces bases sont néanmoins un bon début de construction d'une société fonctionnant sans fric.

Le CarrouSEL creusois fait donc partie des alternatives remettant peu ou prou en cause cette société basée sur le pouvoir de l'argent en tentant d'impulser une autre économie plus solidaire et d'autres rapports entre les gens.
A partir d'échanges égalitaires, de chantiers d'entraide, de partage de savoirs et de biens. De solidarité et de convivialité.

Pour qui souhaiterait apporter sa pierre à l'édifice et adhérer au SEL de Creuse, le contact est:
marinette.minne@wanadoo.fr
Tél: 05/55/66/50/24.

Parce que le système capitaliste n'est pas inéluctable et est un système profondément inégalitaire et inhumain !

Vade retro soutanas

Posté le 05.08.2007 par Elan Noir
Bonjour ! Ce texte vient d'être publié dans le n° d'été de Creuse-Citron, le journal de la Creuse libertaire. Creuse-Citron est vendu à prix libre dans 1 quinzaine de bars creusois et téléchargeable en version PDF sur: http://cnt87.org/
Vous le trouverez également dans les manifs et rassemblements.
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De tous temps les campagnes furent sous l'emprise des vampires du marché, du château ou du clocher, avides de clients, de sujets ou de fidèles ! Pour autant doit-on avaler l'image pieuse de paysans conservateurs voire réactionnaires, soumis à l'Eglise et à ses clercs ?
Comment expliquer que la terre limousine, sillonnée par 10000 prêtres au Moyen-Age, soit devenue la région la plus anticléricale ?
Par l'opération du Saint-Esprit, ou par une histoire de révoltes et de luttes qui ont vivifié ses villes et villages ?

DROLES DE PAROISSIENS !
Au sortir du Moyen-Age la vie sacerdotale ressemblait peu à une "vallée de larmes". Ainsi, en marge de la liste des prêtres du Limousin établie par l'évêché en 1530, on peut lire: "a des relations féminines", "a des enfants", "exerce des activités profanes". A Royère, par exemple, sur 23 prêtres, 16 sont notaires ou marchands. Dans de nombreuses paroisses, ils se regroupent pour gérer leurs biens, faire des prêts à leurs ouailles. Pour un simple paysan, devenir clerc permet d'accéder à quelques avantages, sans pour autant renoncer radicalement aux libres moeurs de l'époque.
Tentant d'exorciser les campagnes, Philippe de Montmorency, évêque de Limoges, brandit ses statuts sacerdotaux: "Tout curé doit avoir auprès de lui un clergeon dont il ne soit pas le père", "Interdiction de servir de fermier des revenus [collecteur d'impôts]" ; il tonne contre les confréries(assemblée de clercs et de laïcs) qui organisent de "phénoménales agapes précédant ou suivant l'entrée d'un nouveau prêtre"...
Les petites chapelles rurales, couvertes de chaume, abritent bien quelque foi... mais aussi parfois des outils, du grain, des animaux. Les fêtes du Saint Patron, telle la Saint-Sébastien à Champagnat, les "ballades" sollicitant quelques guérisons miraculeuses, sont l'occasion de réjouissances bien païennes. Si Louis Pérouas (1) paraït nostalgique de ce qu'il identifie à une "religion du peuple", l'Eglise peut-elle se contenter de ce management "cool" des corps et âmes ruraux, alors que des prédicateurs traversant le Limousin s'effraient de "l'ignorance des vérités de la foi" qui y règne ?


TORNADES DANS LES CHAMPS..., TEMPETES DANS LES BENITIERS
C'est qu'à l'époque çà branle dans le manche et de nombreux hérétiques secouent l'emprise de la papauté et de sa hiérarchie. Luther profite de ces mouvements et, brandissant la seule autorité de la Bible, crée un schisme dans le catholicisme qui donnera naissance au protestantisme. Mais un peu partout des paysans pauvres prennent les armes, et Luther, contre Thomas Müntzer qui prêche un "communisme évangélique", se range aux côtés des princes allemands qui massacrent les manants. De son côté l'Empire (papal) contre-attaque activant les feux de l'Inquisition, brandissant l'Index contre les livres, fomentant la Contre-Réforme.
En Limousin la reprise en mains est assurée par l'évêque Raymond de la Marthonie, traquant les démons par les "Statuts et règlements sacerdotaux" de 1619: interdiction pour les prêtres de cohabiter avec des femmes, de fréquenter les tavernes, de pratiquer des emplois profanes ; contrôle sévère des confréries, des chapelles par les seuls curés ; création à Limoges d'un séminaire pour formater les futurs tonsurés... L'application progressive va permettre de resserrer les rangs (moins de 2000 prêtres en 1700) et d'assurer une base sociale plus sûre (2/3 sont issus de la petite et moyenne bourgeoisie).
De leur côté les paysans ne renoncent pas à échapper à la misère. En Juillet-Août 1789, ils s'arment contre les seigneurs, brûlent châteaux, titres de propriété, privilèges et, ô sacrilège, imposent la suppression de la dîme prélevée par l'Eglise ! Les retombées de cette "Grande Peur" consternent le curé de Crozant: "Presque toutes les municipalités dans les campagnes ont été formées de soi-disant patriotes ennemis de la religion et des prêtres".


PARTAGEUX DU TEMPS DES CERISES...
L'Eglise, tel l'évêque de Tulle Jean-Baptiste Bertrand, s'oppose "à toute notion d'évolution ou de changement social". Le curé de Nouhant (2) fulmine contre l'influence de Montluçon et Boussac qui va jusqu'à "éteindre la foi" ! Le monde ouvrier se développe: manufacture d'armes de Tulle, carrières de kaolin de Saint-Yrieix, ganterie de Saint-Junien, porcelaine de Limoges... Des sociétés populaires se créent, notamment en Janvier 1870 à Limoges sous l'impulsion de porcelainiers de l'Association Internationale des Travailleurs (créée le 18 Septembre 1864).
L'essor des "idées nouvelles" est grand dans les campagnes creusoises: les migrations temporaires des "maçons de la Creuse" (quelques mois au village, le reste de l'année à Paris ou Lyon) concernent plusieurs dizaines de milliers de paysans. Ils s'investissent dans les luttes ouvrières, rapportent les échos de la révolution de 1848. Pierre Labrousse, archiprêtre d'Aubusson, dénonce les méfaits de l'émigration, "démoralisation pour les familles, danger pour l'économie et l'Etat" ! On retrouve ces "paysans-travailleurs" aux premiers rangs des communards parisiens de 1871 puis dans les victimes de la sanglante répression versaillaise, encouragée par l'Eglise et les bien-pensants: "Aucune région française, y compris Paris et sa banlieue, ne fut aussi durement touchée par l'insurrection et la répression qui la suivit que les arrondissements de Bourganeuf et d'Aubusson" (3).


LIMOUSIN, TERRE DE MISSION... IMPOSSIBLE ?
La Commune a marqué très fortement les campagnes creusoises, à tel point qu'Emile Parinet, curé de Fransèches, en décrit les conséquences "désastreuses au plan moral et religieux". En 1876, Alfred Duquesnoy, évêque de Limoges, tente de battre le rappel contre les effets diaboliques des Communes de Paris et Limoges: "Vous, bourgeois de nos villes, propriétaires aisés de nos campagnes, vous industriels, marchands, vous tous qui possédez et qui avez intérêt à la conservation de l'ordre, de la liberté, du droit, vous êtes menacés par les mêmes ennemis, vous pouvez devenir aussi leurs victimes". La peur étant source de foi, l'abbé Jean Grange pourra se réjouir quelques années plus tard (mai 1889): "Il faut distinguer entre la classe élevée et la classe populaire de la région. Nous croyons être dans le vrai en avançant que, depuis 1789, la magistrature, le barreau, l'armée n'ont pas montré autant de foi religieuse que dans ces derniers temps".
Depuis, la messe semble dite, l'anticléricalisme populaire s'est développé, marqué par l'accroissement des sépultures civiles, la diminution des baptêmes. En 1905, le Limousin sera la seule région dont tous les députés votent la séparation de l'Eglise et de l'Etat.
Les tentatives, au siècle dernier, de "réévangélisation" semblent avoir fait long feu, malgré les renforts de membres de la Mission de France à La Souterraine (1944), de prêtres-ouvriers à Limoges (1947), des "Oblats de Marie l'Immaculée" sillonnant en roulotte les campagnes creusoises dans les années 50. Il reste environ 250 prêtres en Limousin...


EMANCIPONS-NOUS LES UNS LES AUTRES...
Enfant, je fus impressionné par l'enterrement d'un paysan creusois "au drapeau rouge". Plus tard j'appris l'importance des "maçons de la Creuse" dans l'anticléricalisme rural. Ainsi les voies de l'émancipation, qui substitue la connaissance à la croyance, ne sont pas uniquement individuelles ; les révoltes, les luttes collectives, si on sait en garder vivante la mémoire, jouent un grand rôle. En se réappropriant notre passé, nous prenons des forces pour changer notre vie, ici et maintenant.
Elan Noir

Notes:
(1) Beaucoup d'informations sont extraites de l'ouvrage de Louis Pérouas, prêtre et historien: Les Limousins et leurs prêtres depuis cinq siècles, 2002, Ed. Les Monédières.
(2) Alain Corbin, Archaïsme et modernité en Limousin au 19ème siècle, 1845-1880, 1975, Ed. Marcel Rivière et Cie, réédité en 1999 par les Presses Universitaires de Limoges.
(3) Limoges la Rouge aura aussi sa Commune. Presses Universitaires de Limoges.







Les Fachos nous assassinent !

Posté le 23.07.2007 par anarchie23
(Ilya, notre compagnon assassiné par les fachos)

Le 21 juillet, des skinheads nazis ont attaqué un camp antinucléaire anarchiste à Angarsk en Sibérie et ont tué Ilya. Ilya était un anarchiste russe de 21 ans faisant parti du groupe "Action Autonome" de Nakhodka.

Ces fachos, au nombre de quarante, sont entrés dans le camp avec des barres de fer, des couteaux et des pistolets pneumatiques.
Les tentes du camp ont été incendiées et du matériel a été volé.
Les autres participants(tes) du rassemblement au nombre d'une dizaine de personnes ont été grièvement blessé(e)s.
La police et les secours ont mis plus d'1h pour arriver sur place.

Depuis plusieurs mois, les attaques de nazis-skins se multiplient sur tout le territoire russe à l'encontre des anarchistes, des anti-autoritaires, des écologistes et des gays.

Les médias français préfèrent nous abreuver la tête avec un accident d'autocar rempli de cathos. Les anars peuvent se faire assassiner: y'aura pas une ligne.

Nous sommes indigné(e)s !
La lutte contre le fachisme et la mafia nucléaire est plus que d'actualité !
Solidarité internationale pour Ilya et toutes et tous nos compagnes et compagnons qui luttent contre la gangrène néo-nazi et les lobbies nucléaires !

Sarkopen !

Posté le 21.07.2007 par anarchie23

Hé oui ! Voici la preuve !

Cliquer sur la photo ! C'est encore plus net !


Sarkosy a le discours mais également la gestuelle des fachos !

La Valetaille Etatiste !

Posté le 20.07.2007 par anarchie23
Ah Pou la la !
Attention ! Bestiole contaminante et dangereuse !

Ségol'haine !

Posté le 24.06.2007 par anarchie23
Ah ! elle nous les f'ra toutes la petite bourgeoise socialo qui veut être Présidente !
Rencart en 2012 !
Même si c'est pas du fromage de Hollande ou du chabichou !
Pas de quoi en faire un fromage !

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