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anarchie23
Description du blog :
Tout ce qui a trait à l'anarchisme en Creuse et au-delà...
Catégorie :
Blog Politique
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02.06.2007
Dernière mise à jour :
04.05.2008
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Antireligion

Posté le 22.12.2007 par anarchie23
En latin, en sanskrit, en arabe ou en hébreu, la Religion opprime !

Un siècle après la loi de séparation des Eglises et de l'Etat, de nombreuses publications reviennent sur cette "spécificité" qui fit qu'enfin la France ne soit plus qualifiée par le Vatican de "fille aînée de l'Eglise". Cette idée de laïcité issue de la Révolution française, et devenue loi en 1905, est maintenant attaquée par les cléricaux d'origines diverses. Bien sûr, la séparation n'a pas empêché le cléricalisme. Les religieux tentent toujours d'influer sur la vie privée, en particulier à travers les lois relatives à l'euthanasie, le Pacs, le divorce, l'avortement, la bioéthique... en y imprimant leur doctrine et leur chapelet d'interdits alimentaires, sexuels, etc...

Si la religion catholique, en France, voit son nombre de pratiquants diminuer régulièrement depuis une trentaine d'années et recrute de moins en moins de prêtres, elle conserve une grande influence dans les décisions prises au niveau de l'Etat. Et d'autres religions, telles l'Islam, sont prêtes, avec le blanc-seing de l'Etat, à jouer elles aussi un rôle prépondérant dans la gestion des affaires publiques.

L'Etat adapte aujourd'hui ses relations historiques avec les religions car elles sont un excellent moyen de canaliser les populations. Ainsi, elles justifient la résignation au quotidien et briment les révoltes potentielles contre l'ordre établi, au nom du paradis futur... Antireligieux, athées ou agnostiques, les anarchistes perçoivent généralement le combat pour la laïcité comme insuffisant, car les religions y sont cantonnées à un périmètre sans être réellement combattues. De plus, les laïques associent souvent la République et la Nation, à cette "valeur universelle", qui dépasserait celle des églises. Rappelons que les anarchistes ne défendent ni la République bourgeoise, ni le nationalisme, cause de tant de guerres entre les peuples...

Les textes rassemblés dans cette brochure se veulent des regards complémentaires sur l'offensive religieuse d'hier et d'aujourd'hui, et apportent des pistes de réflexion et d'action sur le nécessaire combat à mener pour la liberté individuelle. Ainsi, Jean-Michel Sahut montre les pièges tendus aujourd'hui aux laïques. Pour sa part, Marc Prévôtel rappelle comment des chrétiens ont investi le mouvement social et syndical, pour le détourner de ses objectifs de lutte contre le système d'oppression capitaliste et étatique. Enfin, Jocelyn Bézecourt montre que les limites imposées aux religions par la laïcité permettent de lutter contre l'obscurantisme, en particulier en revendiquant le droit au blasphème.

La laïcité, aujourd'hui, à l'instar de toute revendication pour plus de liberté, ne peut se contenter d'une loi. Il est nécessaire de lutter contre les superstitions en tout genre. Nous sommes des mécréants et nous le revendiquons ! Aujourd'hui les communautarismes progressent. Ils sont attisés d'un côté par des religieux se nourrissant de la misère sociale en manque de perspective émancipatrice, et de l'autre, par un Etat régulateur des rapports sociaux au profit des classes dominantes. Une arme appropriée pour les combattre est la laïcité. Mais c'est surtout par un rapport de forces continuel dans la société entre ceux qui luttent contre l'obscurantisme et ceux qui veulent dicter leur ordre moral que nous irons vers plus de liberté individuelle et collective. Cette modeste brochure a la prétention d'y participer.

Editions du Monde Libertaire. 2005. 62 pages. 4€.
Commande en ligne possible à: http://www.librairie-publico.com

Décroissance !

Posté le 24.06.2007 par anarchie23
DU DEVELOPPEMENT A LA DECROISSANCE
De la nécessité de sortir de l'impasse suicidaire du capitalisme
Par Jean-Pierre TERTRAIS.


Ici et là, dans les palais comme dans les chaumières, on commence à s'inquiéter. De l'épuisement de toujours plus de ressources fossiles ou vivantes. De la fin du pétrole bon marché. Du réchauffement de l'atmosphère. De la fonte des pôles... Mais, c'est peu dire que ces inquiétudes, pour en rester au seul stade de l'inquiétude, sont à cent lieues de prendre la mesure de l'évènement qui nous menace: la destruction à moyen terme des conditions de la vie sur cette planète.

Ce livre, en énonçant toute une série de faits qui ne laissent aucun doute sur la gravité de la situation rompt délibérément avec cette attitude inconsciente ou criminelle. Idem quand il dénonce l'absurdité selon laquelle on pourrait croître indéfiniment (en termes de démographie, de production, de consommation...) dans un monde fini. Idem, encore, quand il démontre que la décroissance qui est la seule réponse à la situation actuelle ne pourra pas faire l'économie d'une rupture radicale avec un système capitaliste dont l'appétit de profits immédiats est shooté à l'exploitation et au pillage de toujours plus d'êtres humains et de choses.

Idem, enfin, quand il nous explique que, sauf à faire le choix de la dictature, cette rupture doit se poser le problème d'un changement de civilisation mettant clairement l'économique au service d'un politique, d'un social et d'un culturel fonctionnant à la liberté, à l'égalité, à l'autogestion et à l'entraide.

On l'aura aisément compris, ce livre est de ceux, rares, qui vont à l'essentiel des choses.
De ce fait il ne manquera pas de susciter l'adhésion ou la réprobation.

Reste, qu'avec le temps, personne n'échappera à ses conclusions.


Editions Libertaires et Editions du Monde Libertaire.
228 pages. 2006.
12 €.
Commande possible en ligne à: http://www.librairie-publico.com.


L'Autogestion Anarchiste

Posté le 15.11.2007 par anarchie23
La photo: prise de décision dans l'usine autogérée Brukman, en Argentine. Photo issue du film "The Take" de Naomi Klein.


L'usurpation d'une culture de la contestation issue des années 70 a été utilisée pour vider de son sens le concept d'autogestion, terme aujourd'hui galvaudé à tel point que les anarchistes lui préfèrent parfois le terme de "gestion directe".
Et pourtant, l'autogestion est issue des plus profondes aspirations à l'émancipation, sans cesse enrichie par les peuples et les civilisations qui se la sont appropriées. Aujourd'hui, l'autogestion en marche avance plus vite que celle qui pense !
Daniel Vidal, qui introduit cette brochure, en veut pour preuve différents exemples: révolte du Chiapas, mobilisations sociales massives de 95, pratiques autogestionnaires lors du VAAAG (Village Anticapitaliste, Alternatif et Anti-Guerre s'opposant au sommet du G8 à Evian en 2003), mouvement des piqueteros et entreprises autogérées en Argentine...

Les anarchistes restent les partisans d'une autogestion intégrale, articulée de façon fédéraliste, avec pour projets la société égalitaire et la démocratie directe.
Ils sont souvent seuls, dans le champ syndical, à assurer la continuité de la maxime de la 1ère Association internationale des travailleurs: "L'émancipation des travailleurs sera l'oeuvre des travailleurs eux-mêmes" et de la charte d'Amiens de 1906.

Alors aujourd'hui cet espoir qu'il faut entretenir d'une autogestion qui resurgit parfois, doit aussi nous préoccuper puisque trop souvent, cette pratique sociale s'est diluée dans le réformisme, voire la réaction. Les anarchistes, convaincus de la nécessité de la révolution sociale, affirment leurs conceptions émancipatrices d'une autogestion intégrale dans l'optique d'une orientation libertaire des luttes ou des occupations.

Dans la suite de la brochure, José Maria Fernandez Paniagua propose un bref historique de l'autogestion et de ses origines: en effet, si l'autogestion n'est pas un concept exclusif de l'anarchisme, c'est le mouvement libertaire qui lui a donné le plus de sens dans le champ politique, économique et social. Pour que des notions comme liberté et démocratie ne se transforment pas en des concepts et des faits relativisés, la réactualisation du principe autogestionnaire devient urgente en ces temps de globalisation économique et de dépolitisation généralisée.

Enfin, Nelson Mendez et Alfredo Vallota abordent l'aspect plus idéologique de l'autogestion: pour l'idéal acrate, l'autogestion est un projet ou mouvement social qui, aspirant à l'autonomie de l'individu, a pour méthode et pour objectif que l'entreprise et l'économie soient dirigées par ceux qui sont directement liés à la production, la distribution et l'utilisation des biens et des services. Cette même attitude ne se limite pas à l'activité productrice de biens et de services mais s'étend à la société toute entière, en proposant la gestion et la démocratie directe comme modèle de fonctionnement des institutions de participation collective.

L'autogestion anarchiste prétend à une transformation totale et radicale de la société. L'autogestion est une tentative de modifier l'organisation sociale et la notion de politique, en mettant entre les mains de tous et de chacun, de façon directe et sans intermédiaire, toutes ses affaires.
A nous tous et toutes d'avancer dans ce sens !


Brochure de 48 pages sortie aux Editions du Monde Libertaire en 2006. 3€.
Commande possible en ligne à: http://www.librairie-publico.com.

L'Impasse électorale et le projet anarchiste

Posté le 17.06.2007 par anarchie23
Le mythe du droit de vote comme une liberté chèrement conquise au fil des siècles doit être combattu, car la réalité est presque inverse. Aujourd'hui, nombreux sont ceux qui, lassés des politiques antisociales mises en oeuvre par les gouvernements successifs, n'ont plus l'espoir d'un quelconque changement par le vote. Pourtant, le discours citoyenniste qui souligne l'importance du vote en tant que "devoir civique", conduit invariablement à mener le peuple aux urnes afin qu'il réaffirme sa soumission électorale.

La délégation de pouvoir propre à la démocratie parlementaire revient à admettre des chefs, accepter la soumission et oublier que personne n'est mieux placé que nous pour gérer notre propre vie.

C'est pourquoi les anarchistes ne se présentent pas à ces élections et vous invitent régulièrement à les boycotter. Le passé récent l'a bien montré: les élections présidentielles en 2002, suivies de la victoire de la gauche aux régionales de 2004 et le "non" au référendum de 2005 n'ont en rien modifié l'état des rapports de forces sociaux. Le Patronat et l'Etat se soucient bien peu du résultat de ces échéances. En revanche ils s'inquiètent du score de l'abstention, significative à leurs yeux d'une population incontrôlable.

Les anarchistes ont mieux à proposer: la construction d'une société où nous pourrons tous agir pour prendre en main collectivement notre avenir. Il nous faut repenser notre organisation sociale et rapprocher les prises de décision des individus concernés, en prenant en compte la décroissance.
Les anarchistes défendent l'idée d'une représentation des travailleurs et des citoyens basée sur la démocratie directe, mise en place par le fédéralisme autogestionnaire et le principe du mandatement impératif et révocable.

C'est le seul moyen de se réapproprier notre propre existence, la meilleure façon de remettre à l'endroit un système qui bénéficie aujourd'hui à une minorité de la caste capitaliste et étatique, au détriment de la majorité de la population et des travailleurs. Plutôt qu'élire, il nous faut donc plus que jamais agir.


"L'IMPASSE ELECTORALE ET LE PROJET ANARCHISTE"
Ouvrage Collectif dans la Collection "Brochure Anarchiste".
Editions du Monde Libertaire. 2007.
4 Euros.
Commande possible en ligne à: http://www.librairie-publico.com.

La "crise" agricole

Posté le 26.12.2007 par anarchie23
POUR COMPRENDRE LA "CRISE" AGRICOLE. Par Jean-Pierre TERTRAIS.

C'est chaque jour un peu plus évident et flagrant, la gestion capitaliste de l'agriculture est une véritable calamité.

C'est une calamité pour les petits paysans qui sont implacablement éliminés par des "exploitations" toujours plus gigantesques. Pour une ruralité qui se désertifie chaque jour un peu plus. Pour l'environnement et les écosystèmes qui sont littéralement massacrés. Pour les consommateurs qui sont nourris avec de la merde. Pour les paysans qui se retrouvent livrés pieds et poings liés aux banques et aux multinationales de l'industrie agro-alimentaire. Pour les agricultures des pays pauvres qui sont pillés d'une manière éhontée...

Est-il besoin de le préciser, cette calamité ne relève en rien du hasard.
Le productivisme, l'industrialisation à outrance, la mal bouffe, l'obsession de l'abaissement des coûts de production, la non prise en compte des contre-coups humains, environnementaux, sociaux... dans le calcul de ces coûts de production, la prolétarisation des paysans, l'asservissement de populations entières à des trusts supra-nationaux, la destruction des conditions mêmes de la vie... sont, en effet, les conséquences d'une course effrénée au profit maximum immédiat.

C'est l'âme de cette logique capitaliste qui est mise à nu dans cette brochure.

Et c'est une autre logique, celle du socialisme libertaire, qui trace le chemin d'une autre agriculture, humaine, égalitaire, solidaire, saine, autogestionnaire...


Un extrait de la brochure: UNE DESERTIFICATION RURALE ACCRUE

Même si elle ne constitue pas la seule cause (déclin des industries traditionnelles au profit des industries nouvelles, attrait culturel de la ville), la modernisation de l'agriculture, en abaissant régulièrement le nombre d'exploitations dans les communes rurales, va contribuer aux déplacements considérables de populations des campagnes vers les villes. En 1936, la population rurale dépasse encore la population urbaine ; en 1962, cette population ne représente plus que 38% de la population totale ; en 1975, 20% ; en 1989, moins de 10%.
Si d'un côté, des villes de plus en plus monstrueuses confinent à l'asphyxie, de l'autre, des zones rurales se dépeuplent, des régions entières sont menacées de désertification, des paysages ne sont plus entretenus (avec les risques d'incendie), des services ne sont plus assurés, des écoles ferment, des commerces disparaissent, des équipements collectifs sont inutilisés, des villages meurent, malgré la volonté parfois vive des habitants de rompre cette fatalité.
Le système productiviste a non seulement endommagé des siècles d'architecture, mais encore bouleversé profondément le tissu social. En divers endroits, ce sont des liens qui se brisent, toute une culture qui disparaît, un patrimoine qui part en lambeaux, des coutumes, des traditions qui se perdent dans l'uniformité ambiante d'une société qui s'est cru libérée à jamais des contraintes naturelles élémentaires.
Peu nombreux sont ceux qui semblent avoir pris la mesure des problèmes posés. Parmi les plus lucides (même si sa conception de la société n'est pas celle des anarchistes), Paul Houée, spécialiste du développement rural, constate: La logique du profit pousse à la concentration, à la spécialisation des espaces: d'un côté, des zones intenses d'activité, de peuplement, de consommation à des coûts élevés, de l'autre, de vastes territoires que l'on exploite avant d'y déverser tous les rejets, à l'exception de quelques réserves naturelles ou touristiques.

Et un autre extrait: LA TERRE A CEUX QUI LA TRAVAILLENT

Pour réaliser un vrai changement, il ne suffira pas de formuler des voeux auprès des pouvoirs dominants, même en trois exemplaires et sur papier recyclé ! Ceux-ci n'ont toujours satisfait que des revendications qui ne remettaient pas en cause leur suprématie. Il ne suffira pas de dénoncer un ordre économique et social fondé sur l'inégalité, mais il faudra atteindre le mal à sa racine: l'usurpation des ressources naturelles par la propriété privée, foncière, industrielle ou agraire. Il ne suffira pas de dénoncer l'appropriation du vivant par les grandes firmes agro-chimiques, réalisée à tout prix, quitte à détruire les conditions mêmes de la vie sur terre, mais il faudra encourager l'épargne solidaire, l'accès collectif au foncier et au bâti. Il ne suffira pas de s'affranchir des dépendances à l'égard du système agro-industriel, mais il faudra le renverser.
Et que l'on ne nous parle pas d'utopie, puisqu'une telle expérience s'est déjà concrétisée, même si sa durée fut malheureusement trop courte. Gaston Leval écrivait: L'idéal a été réalisé en Espagne, pendant la révolution libertaire de 1936-1939. Il a consisté en l'expropriation de tous les grands propriétaires et en l'adhésion volontaire de tous les petits à ce que l'on a appelé: les collectivités villageoises. Ces collectivités ont fonctionné comme de vastes coopératives de production. Elles ont été dirigées selon les directives établies par les assemblées générales qui comprenaient les petits propriétaires ayant apporté leur terre, leurs instruments de travail et leur bétail, et les travailleurs salariés, tous réunis maintenant sur un pied d'égalité.
Pour l'application de ces directives, une commission était nommée. Elle comprenait, dans chaque collectivité, un délégué par spécialité -agriculture, fruiticulture, bétail, riziculture, production d'oranges ou d'huile, cultures maraîchères... Ce délégué, qui travaillait à mi-temps, ou à temps complet, selon l'importance de ses activités, coordonnait, avec les délégués des équipes de sa spécialité, les travaux à exécuter.


Brochure de 48 pages éditée aux Editions du Monde Libertaire. 2001. 3€.
Avec un article en supplément du groupe "La Commune" de Rennes: "Agriculture, agroalimentaire et santé publique".
Commande en ligne possible à: http://www.librairie-publico.com

La Mémoire des Vaincus

Posté le 09.07.2007 par anarchie23
(Cliquer sur l'image pour l'agrandir !)

de Michel RAGON. Paru en 1989. Roman historique.

"Le peuple commence à apprendre à se passer de Dieu, il saura bien aussi se passer de gouvernement !"

A la veille de la 1ère guerre mondiale, Fred et Flora, deux gamins des rues, battent le pavé de Paris. Le destin va les conduire dans les sillages de la célèbre bande à Bonnot, puis vers l'aventure anarchiste. Mêlant l'histoire au mythe et à l'autobiographie, ce récit romanesque à grand souffle nous entraîne, sur les pas de son héros, de la Russie de 1917 à l'Espagne du Front Populaire, de la vie ouvrière à la bohème artistique, parmi une foule de personnages obscurs ou illustres, tous animés par cet "increvable esprit de liberté" qui renaîtra en mai 68 et surmontera l'effondrement de l'utopie communiste. Une grande fresque populaire.

Dans ce roman historique fort bien documenté, Michel Ragon nous raconte la vie d'un de ces compagnons de lutte qu'il présente sous le pseudonyme de Fred Barthélémy. Les idéologies du siècle y défilent dans toute leur complexité à travers de nombreux évènements et personnages historiques réels, mais aussi par le biais des actions de femmes et d'hommes moins connus, ces insoumis anonymes et éternels vaincus par un pouvoir violent et geôlier de consciences. Une excellente introduction au mouvement anarchiste européen et aux idées libertaires en général. D'aucuns y perçoivent que Ragon fournit de quoi "en finir pour de bon avec la domination et les pouvoirs rétrogrades actuels érigés en pensée unique".

A partir d'un savant sondage des "poubelles de l'histoire" (comprendra qui lira), Michel Ragon, dans ce livre, met en oeuvre une passionnante fresque prolétarienne de l'histoire politique du XXe siècle, où se croisent Sorel, Péguy, René Valet (et les autres de la bande à Bonnot), le vieux Kropotkine, le jeune Jacques Doriot, Nestor Makhno, Victor Serge, Durruti et Andreu Nin, Félix Dzerjinski, Lénine, Trotsky, Gorki, Paul Delesalle, Vigo, Céline, Andrey Vyshinski... Une sorte de livre noir du communisme façon roman anar.

A travers le récit du destin haut en couleurs du personnage principal Fred Barthélémy, rejeton parigot des rues insalubres du faubourg Poissonnière -tour à tour ajusteur, soldat, clochard, conseiller de Zinoviev de 1917 à 1924, fougueux polémiste anarchiste, bouquiniste et retraité miséreux des banlieues rouges- Ragon rend un vibrant hommage à ces figures oubliées, broyées sous le rouleau-compresseur du "sens de l'histoire". Un bouquin si riche qu'il est impossible d'en proposer une synthèse digne de ce nom.

Un livre-culte pour moults anars, peut-être plus abordable que des longs traités d'anarchie. Roman historique pour comprendre la réalité des luttes pour la liberté du siècle passé.
Et pour préparer celles de l'avenir.
Incontournable !

Disponible à la librairie anarchiste:
PUBLICO
145 rue Amelot
75011 PARIS
Tél:(33)01/48/05/34/08.
Ou en ligne à: http://www.librairie-publico.com.

Le Contrôle Social...

Posté le 24.01.2008 par anarchie23
Photo: mort de Carlo Guliani au G8 de Gênes le 20 juillet 2001.


Bonjour ! Voici une présentation de cette brochure des Editions du Monde Libertaire parue en 2003 et écrite par l'Union Locale La Commune de Rennes adhérente à la Fédération Anarchiste.
Cette brochure étant épuisée pour le moment, nous mettrons en ligne ici prochainement plusieurs extraits de celle-ci car elle nous semble très interessante.


4ième de Couverture:

"C'est l'anarchie !" Qui n'a jamais entendu cette expression, employée pour parler d'une situation chaotique ? Pour ses détracteurs, une société anarchiste serait proche de la jungle, alors que nos sociétés "démocratiques" seraient organisées...
Et pourtant... la misère, les obscurantismes et les guerres n'ont jamais été aussi présents... La démocratie telle que nous la vivons est donc loin d'être neutre politiquement: seuls les riches et les puissants s'y retrouvent et ont intérêt à maintenir le système en place.

Là où les dictatures fascistes et communistes ont inventé le camp de concentration et le goulag, le système démocratique bourgeois utilise un procédé qui lui est propre: le contrôle social.
Il s'agit d'intégrer de force l'individu au système, ou mieux de l'y faire adhérer de lui-même selon le principe bien connu de la servitude volontaire décrit par La Boëtie. En parallèle, il convient de surveiller d'une façon ou d'une autre les individus pour anticiper et repérer dès l'origine toute velléité contestataire. Le système démocratique bourgeois n'hésite pas enfin, à réprimer les comportements déviants sous prétexte de sécurité.

Le thème central de cette brochure est l'analyse de cette logique intégration-surveillance-répression, omniprésente dans notre quotidien. Les médias, la vidéosurveillance, le travail salarié, l'implication "citoyenne", le discours sécuritaire... sont autant d'outils au service du maintien de l'ordre établi.

S'il est évident qu'une société doit être organisée pour fonctionner, encore faut-il savoir au service de qui. On passe très vite de la morale à l'ordre moral... et de l'ordre moral à la perpétuation de l'ordre social...
Le groupe dominant tente d'instaurer le respect de ses propres valeurs ; celles-ci se transformeront en normes puis s'organiseront en "idéal". L'institutionnalisation des normes se réalisant soit par l'intériorisation, soit par l'établissement d'un système de sanctions.

C'est pourquoi nous abordons quelques pistes pour résister dès aujourd'hui, en rappelant qu'il est possible de construire d'autres formes d'organisation sociale, qui seront librement choisies par tous, selon les principes de la liberté comme base, l'égalité économique et sociale comme moyen et la fraternité comme but...



Extraits de l'introduction:

Aucune société, pour s'inscrire dans la durée, ne peut faire l'économie d'une morale. La nécessité, pour seulement survivre, d'une organisation collective, impose des compromis entre les libertés individuelles, en limitant l'agressivité humaine, en privilégiant les comportements de coopération, pour assurer la satisfaction des besoins humains.
L'individu ne se construit que dans sa relation aux autres.
Ces contraintes sociales, ces valeurs et ces interdits, plus ou moins bien acceptés, contribuent à intégrer l'individu à la société. Nul, pas même les anarchistes, ne peut nier le caractère incontournable de cette régulation sociale, de ce minimum d'homogénéité dont a besoin une société pour se développer. Proudhon lui-même écrivait: "L'homme le plus libre est celui qui a le plus de relations avec ses semblables".

Mais on passe très vite de la morale à l'ordre moral. Un groupe dominant peut tenter d'instaurer la stabilité, le respect de ses propres valeurs ; celles-ci se transformeront en normes et en moeurs, s'organiseront en "idéal". Rapidement, ce groupe dominant ne tolérera plus l'existence de valeurs qui menacent son pouvoir, et se forgera des instruments pour contraindre les individus à partager ses valeurs, à remplir des rôles sociaux attendus, à adopter la conformité et l'obéissance, à adhérer à un consensus mou.

Le contrôle social, notion malaisée à définir, apparaît dans la sociologie américaine dans les années 1920, principalement dans 2 domaines, la déviance et la criminalité, l'enjeu étant de renforcer le consensus et la conformité, garants de l'unité du groupe social.

Ayant parfaitement compris que la stabilité politique assure la stabilité économique, et donc la prospérité des affaires, la société capitaliste qui a aujourd'hui envahi la planète, non seulement n'échappe pas à la règle, mais accentue cette empreinte, cette pression sur les individus qui la composent.
Fondamentalement inégalitaire, elle est divisée en classes sociales, selon différentes formes de domination et de subordination. D'un côté, ceux qui dirigent, possèdent ; de l'autre, ceux qui n'ont que leur force de travail à vendre.
Cet ordre social existant, toujours fondé sur la force, avec ses codes d'accès à la réussite, peut être contesté, remis en cause. Gare à la marginalité, à la déviance, à la rébellion !

C'est ce risque d'instabilité qui conduit les détenteurs du pouvoir et des richesses, les castes régnantes à exercer un contrôle social pour assurer le maintien des hiérarchies établies, la garantie des privilèges, la continuité des structures sociales.

Pour cela, plusieurs niveaux de contrôle sont employés: un contrôle idéologique en toile de fond, une surveillance au quotidien pour déceler la moindre tentative d'opposition ou velléité de contestation, et des politiques répressives pour maîtriser la déviance.

Le Mandat Impératif

Posté le 25.04.2008 par anarchie23
Les maîtres du Monde du moment beuglent partout qu'ils ont instauré un modèle indépassable de démocratie. Et ils se targuent de la liberté qu'ont les moutons prolétaires de se faire tondre toujours plus ras par les ténors d'une loi de la jungle appelée loi du marché, et d'élections régulières lors desquelles la populace matraquée par des médias en chaleur est invitée à donner des chèques en blanc à des marionnettes dont les puissances d'argent tirent les ficelles.

Les révolutionnaires, quant à eux, se battent depuis toujours pour une démocratie tout à la fois politique, économique et sociale. Pour la démocratie directe. Et pour le mandat impératif (on vote pour un projet et non pour un homme). Pour le contrôle et la révocabilité à tout moment des mandaté(e)s...

L'histoire de ces 220 dernières années se résume à l'affrontement entre ces deux conceptions des choses. Et comme par hasard, c'est toujours dans les périodes de mouvements sociaux d'importance et d'effervescence révolutionnaire que resurgissent ces revendications de démocratie directe, politique, économique et sociale, de mandat impératif et de contrôle et de révocabilité permanente des mandaté(e)s.

Pierre-Henri ZAIDMAN nous rappelle cela dans ce livre qui se dévore en nous retraçant l'histoire du mandat impératif de la Révolution française à la Commune de Paris.

Et devinez qui était pour ? Le peuple, bizarrement !

Dans les périodes d'élections où les veaux sont invités à choisir leur boucher, c'est peu dire que la lecture de ce livre s'impose !

Oui une démocratie authentique, pleine et véritable est possible ! L'histoire le démontre. Mais l'histoire démontre également que les Maîtres du Monde feront tout pour empêcher son avènement !

Etonnant, non !


140x210 mm, 100 pages.
isbn: 978-2-914980-62-3
12€
Editions Libertaires.

Les Milieux Libres

Posté le 12.09.2007 par L'En Dehors
A la fin du XIXe siècle, des anarchistes se retroussèrent les manches pour vivre "ici et maintenant" au plus près de leurs aspirations. Ils fondèrent des "milieux libres". Les Editions Libertaires viennent de publier 2 ouvrages qui offrent un beau panorama de ces colonies expérimentales.

"Nous voulons vivre, non pas un lendemain hypothétique, mais une réalité libérée et puissante. L'homme libre doit chercher le plus possible à mettre ses actes en conformité avec les théories qu'il énonce." André Lorulot résume la volonté qui animait certains anars de la Belle Epoque. Il fallait se rendre à l'évidence.

Les tranchets, les revolvers et les marmites à renversement étaient incapables de liquider le Vieux Monde. Alors ? Les uns oeuvrèrent aux fondations du syndicalisme révolutionnaire. D'autres déployèrent leurs efforts à bâtir des expériences de vie communautaire, modèles réduits de la société à construire. Lassés d'attendre le Grand Soir et d'écouter les discours amidonnés qui les annoncent depuis des lustres, ils vont passer aux actes.

A Montreuil (1892-1893), à Vaux (1902-1907), à Aiglemont (1903-1908), à Ciorfoli (1906), à La Rize (1907), à Saint-Germain-en-Laye (1906-1908), à Bascon (1911-1957), à La Pie (1913-1914), à La Ruche (1904-1917), à Choisy-le-Roi... vont naître des lieux hors normes baptisés Commune anarchiste, Colonie libre de solidarité fraternelle, Essai, Phalanstère, Milieu libre... Parfois simples lieux de vie communautaire, ces expériences peuvent se développer autour de coopératives ouvrières, d'écoles libertaires, de journaux militants. Selon les endroits, on y pratique le végétarisme, le végétalisme, le naturisme, l'amour libre. Souvent les regroupements sont affinitaires, mais pas toujours.

Les anars individualistes sont très actifs dans le domaine, mais des syndicalistes ou des communistes libertaires s'y retrouvent aussi. La presse anar (le Libertaire, l'En-dehors, l'Anarchie, l'Ere nouvelle...) diffusent appels et débats sur le sujet. Les milieux libres ne font pas l'unanimité dans le mouvement libertaire. Loin de là. Dès 1877, Pierre Kropotkine avait dit tout le mal qu'il pensait de ces colonies communistes accusées notamment d'éloigner de l'action révolutionnaire les meilleurs éléments.

La brièveté de certaines aventures fut souvent critiquée. Tout n'était évidemment pas idyllique. Mais quelle existence l'est ? Ambiguïtés et contradictions sont le lot de toute une vie. Alors ici ou là, les inévitables problèmes de personnes, de jalousies pointèrent le bout de leur nez. En bute également aux tracasseries policières, à l'hostilité du voisinage, aux calomnies de la presse conservatrice, les milieux libres avaient fort à faire. Sans parler du quotidien. Les utopistes ne vivent pas d'amour et d'eau fraîche.

Pour faire bouillir la marmite, ceux et celles qui n'avaient pas totalement coupé le cordon avec le salariat travaillaient à l'extérieur. Parmi les colons, on dénombrait des cordonniers, des menuisiers, des tailleurs... Ceux-là réalisaient des travaux pour la colonie ou pour les sympathisants. Cultures et élevages pouvaient être envisagés pour l'autosuffisance alimentaire. A l'occasion, quelques "récupérations" permettaient de boucler les fins de mois difficiles.

Des souscriptions étaient également lancées. Pour limiter leurs dépenses et gérer plus sainement leur quotidien, certaines colonies ne consommaient ni viande, ni alcool, ni tabac, ni café, ni thé et fabriquaient leurs habits. Quant aux compagnons imprimeurs, quand ils ne sortaient pas de la monnaie de singe, ils éditaient des brochures qui, en plus de rapporter un peu de sous, diffusaient les idées.

Lieux de vie, les milieux libres étaient aussi des moyens de propagande par l'exemplarité. Une version non-violente de "propagande par le fait" en quelque sorte. Les colons organisaient des conférences un peu partout pour défendre leur cause. Divers sujets étaient au centre des débats: la remise en cause de la famille, la place des femmes, la sexualité, l'éducation, le contrôle des naissances, l'autoritarisme, la lutte contre l'alcool... Par ailleurs, on y échangeait tout bêtement des conseils pratiques.

Un rapport de police mentionne une causerie où un camarade donnait la recette d'un plat à base de farine de maïs, d'avoine, de cacao et de phosphate de chaux ! Un "délice" peu onéreux censé libérer les ouvriers des "bagnes patronaux"...

Anarchistes dans l'anarchisme, ces anars dissidents savaient se montrer hospitaliers. Ouvriers curieux, voisins ouverts aux idées nouvelles, militants de passage étaient bien accueillis s'ils mettaient la main à la pâte ou au porte-monnaie. En région parisienne, les colonies pouvaient devenir le but d'une balade dominicale reposante.

En train ou en vélo, les gens venaient par exemple à Saint-Germain où les attendaient un déjeuner sur l'herbe, une excursion en forêt, une causerie sur la Guerre Sociale, une audition du poète Charles d'Avray ou un concert. Victor Serge mentionne ces moments dans "Mémoires d'un révolutionnaire".

Une franche convivialité qui rompait avec l'image de l'anarchiste-bandit-et-criminel véhiculée par les journaux conservateurs.

Dans son livre, Céline Beaudet souligne minutieusement les hauts et les bas de ces colonies où tentait de s'épanouir le "communisme expérimental", comme disent les cartes postales d'Aiglemont. Des notes biographiques et des annexes permettent de bien situer quelques militant-e-s (Georges Butaud, Sophia Zaïkowska, E. Armand, Fortuné Henry, André Lorulot, Emilie Lamotte, Libertad, Rirette Maîtrejean, Eugénie Rey-Rochat... et la vie de certains lieux. Une solide bibliographie et des illustrations (dont des cartes postales étonnantes) complètent l'ouvrage.
Pour sa part, Tony Legendre s'attarde particulièrement au milieu libre de Vaux et à la colonie naturiste et végétalienne de Bascon, situés dans l'Aisne.

De copieuses annexes permettent de suivre les expériences "en direct" grâce à des récits épiques publiés à l'époque dans la presse anar, la Dépêche de Toulouse, la Gazette de Lausanne ou même Le Figaro. On y lit aussi avec regret les polémiques fratricides qui sévissaient alors, on y suit les entrées et les sorties fracassantes, "saignées nécessaires". On s'engueulait ferme entre militants.

"Comme seuls les anarchistes savent le faire", dira un colon de Vaux dans une lettre. Plus drôle, on notera la recette de la Basconnaise, une salade composée de 34 végétaux.

Un "aliment complet, de soutien et de force" inventé par Louis Rimbaux, un anarchiste végétalien qui séjourna à Bascon, tout comme l'écrivain Georges Navel et la danseuse Isadora Duncan.

Curieusement, les historiens ont peu étudié les milieux libres. Les Editions Libertaires réparent "l'oubli".


Céline BEAUDET: Les milieux libres -Vivre en anarchiste à la Belle époque. Editions Libertaires. 15€

Tony LEGENDRE: Expériences de vie communautaire anarchiste en France -Le milieu libre de Vaux et la colonie naturiste de Bascon (Aisne). Editions Libertaires. 15€

Les Trous de Mémoire

Posté le 30.12.2007 par anarchie23
Par Benoist REY: "Les Trous de Mémoire". 160 pages. 2006. Editions Libertaires. 12€


En avril 1961, paraissait, aux éditions de Minuit, "Les égorgeurs". Ce livre, salué unanimement par la critique ("Le Monde", "Le Canard Enchaîné", "le Monde Libertaire"...) fut saisi quelques jours après sa sortie.
Depuis lors, hormis l'écriture de quelques petits textes, Benoist Rey était resté silencieux.

Avec ce livre il reprend la parole, se raconte et raconte. Son milieu familial. Terrible ! Ses débuts d'apprenti imprimeur. Son cheminement vers une conscience politique de gauche. L'emprise du Parti Communiste sur la classe ouvrière. La guerre d'Algérie où il partira comme conscrit. Son refus de porter les armes. Les horreurs qu'il sera amené à voir en tant qu'infirmier affecté dans un commando de choc. Le retour à Paris et la confrontation au silence des pantoufles et à la lâcheté de ceux qui savaient. La dénonciation de l'intolérable dans "Les égorgeurs".

Une réinsertion difficile dans "la norme". Un engagement politique se construisant au fil de rencontres de toutes sortes. Avec Sartre, Simone de Beauvoir, Guy Debord, Félix Guattari, Michel Foucault..., mai 68. L'espérance d'un printemps trop bref. La reprise en main politique et syndicale de la révolte de la jeunesse. Les grandes luttes de l'après 68 tentant désespérément de renverser la vapeur. Une arrivée toute de hasard en Ariège.

A travers l'histoire de sa vie Benoist Rey nous brosse un tableau à nul autre pareil de la vie politique et sociale en France de 1938 à 1972, et c'est peu dire qu'il comble certains trous de la mémoire collective.

Mais ce livre ne se résume pas à cela !
Ecrit dans une langue simple, alerte, dense, sans fioriture, dépouillée de tout artifice, constamment arrimée à l'essentiel..., c'est également une oeuvre littéraire d'une qualité telle qu'on imagine mal qu'il ne reste pas... dans notre mémoire !



"Les Trous de Mémoire" (suite) de Benoist REY.

Dans ce second livre, Benoist Rey poursuit son récit. Il raconte son arrivée en Ariège. Pas un sou vaillant mais une énergie débordante pour retaper les ruines d'une vieille ferme, y installer une auberge, une salle de spectacle, une imprimerie, une piscine associative...

Des rencontres innombrables avec des gens "ordinaires" et des "personnalités" de toutes sortes, dont Oliveinstein. L'aventure d'un lieu d'acceuil de toxicos.

Mille et une petites et grandes luttes de toutes sortes, s'égrennant à la grande horloge de la vie d'une génération qui n'a jamais renoncé à changer les choses et le monde.

Ce livre est un bonheur littéraire rare. De ceux qui restent en mémoire.

"Les Trous de Mémoire" (suite). 136 pages. 2007. Editions Libertaires.
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