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anarchie23
Description du blog :
Tout ce qui a trait à l'anarchisme en Creuse et au-delà...
Catégorie :
Blog Politique
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02.06.2007
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ZAD 23 contre l'ayrault-porc de Notre-Dame-des-Landes

Publié le 20/01/2013 à 14:25 par anarchie23

Contre l'Ayrault-Porc de Notre-Dame-des-Landes !

Publié le 13/11/2012 à 19:41 par anarchie23

Concert libertaire à Peyrelevade

Publié le 21/10/2012 à 14:51 par anarchie23

Je suis coupable !

Publié le 05/10/2012 à 22:31 par anarchie23
Je suis coupable !

Désireux que j'étais de m'informer sur les réalités du monde et les véritables enjeux géopolitiques du moment présent, je me suis gavé de journaux télévisés politiquement corrects et autres périodiques bien-pensants. J'ai lu, j'ai regardé, j'ai écouté et enfin j'ai tout compris. Soudain, j'ai eu une révélation ou plutôt la Révélation. Les vapeurs gauchisantes et libertaires qui embrumaient jusqu'à présent mon esprit malade et corrompu se sont dissipées et cette vérité éblouissante m'est apparue: Je suis coupable ! Coupable de tout ! La dette colossale qui plombe l'économie du pays, c'est moi. Le déficit abyssal des caisses de la Sécurité sociale, c'est moi. Le réchauffement climatique, c'est moi. La faim dans le monde et les épidémies, c'est encore moi.

 

Ah oui, désormais j'ai honte de me lever à cinq heures du matin et d'aller paisiblement tirer ma flemme dans une usine de transformation de produits agroalimentaires, trente-cinq heures par semaines, pour un salaire démesuré de 1080 euros nets alors qu'un honnête ouvrier chinois se contente de dix fois moins et travaille facilement le double de temps. Lui, au moins, il est rentable.

Il contracte tous ses muscles, respire un grand coup et pousse très fort sa nation vers les cieux cléments de la croissance à deux chiffres. En plus, il ne rouspète pas, il ne va pas pleurnicher au syndicat parce que son patron et les actionnaires ont mangé tout le gâteau ; il ramasse les miettes qui traînent sur la table et au fond de l'assiette, puis s'incline en signe de respect. Je devrais m'inspirer de sa conduite, suivre le bon exemple, mais au lieu de cela je me plains des conditions de travail, je réclame des augmentations de salaire, des primes et des équipements de sécurité. Je l'avoue, je suis coupable de la non-compétitivité des entreprises françaises. Les dépôts de bilan, les plans sociaux, les délocalisations et le chômage de masse, c'est à cause de moi.

 

En plus, régulièrement pour un oui ou pour un non, je manifeste dans les rues avec mes camarades afin de maintenir mon niveau de vie pharaonique et mes privilèges d'aristocrate. Influencé par des préjugés tenaces, je n'apprécie pas à sa juste valeur la bienveillance des forces de l'ordre, avec ou sans uniformes. Je les crois remplis de mauvaises intentions alors qu'ils sont là pour protéger le cortège des manifestants. Ce sont les anges gardiens de la contestation. Si, parfois, ils lâchent des gaz lacrymogènes, ce n'est certainement pas pour nuire mais simplement pour mettre un peu d'ambiance et, s'ils se mettent à cogner, c'est parce que nous avons besoin de quelques bonnes corrections. S'ils frappent un peu forts parfois, ce n'est pas par méchanceté mais simplement pour gagner leur vie et assurer le gîte et le couvert à leur famille. Et moi qui ose leur chanter "Allez, les gars...", je ferais mieux de les remercier de m'avoir remis dans le droit chemin et de les féliciter pour leur tolérance et leur modération.

 

En effet, dans bien des pays, les flics n'hésitent pas à tirer sur les manifestants.

Et je trouve encore le culot de me plaindre, de crier à l'injustice sociale. Quel ingrat je fais, je suis vraiment un pas grand-chose, un enfant gâté, un Occidental repu qui réclame le ventre plein. Si j'avais un peu de dignité, je prendrais exemple sur ces peuples fuyants la guerre et la famine qui s'entassent sous des toiles de tente trouées ; tous ces affamés qui voient dans un simple bol de riz bien plus qu'un festin. La misère des pays du tiers-monde, c'est aussi de ma faute. Je ne donne pas assez d'argent aux organismes caritatifs. Je me gave sans retenue en engloutissant mes trois repas tous les jours. Je mange trop, j'ai des flatulences ; le trou dans la couche d'ozone, ne cherchez plus, c'est moi.

 

Pour aller travailler, ou du moins faire semblant, je prends ma petite voiture, je roule et je pollue. Tel un ogre jamais repu, je grignote ma planète et ses ressources. Dans mon appartement, j'ai un four électrique et même un réfrigérateur.

Lorsque je les mets en marche, c'est toute une centrale nucléaire qui clignote.

Je me vautre lamentablement dans le confort et le luxe, l'abondance et la sur-consommation. Je suis coupable du réchauffement de la Terre, de la fonte des glaciers et de la banquise, des inondations au Bangladesh. J'hypothèque l'avenir des générations futures en les condamnant à s'entre-tuer pour brûler les dernières gouttes de pétrole et à survivre en évitant les zones contaminées par la radioactivité. Lorsque, avant de mourir d'une indigestion, j'aurai rendu impropre le dernier litre d'eau et dévoré le dernier morceau de viande, mes descendants n'auront plus qu'à boire leur pisse en mangeant des fourmis. Pire qu'Attila en son temps, je ne répands sur mon passage que le désastre et la désolation.

 

Parfois, je vais au cinéma ou bien j'assiste à des concerts de rock. J'apprécie cette musique bruyante de dégénéré qui rend fou et incite aux perversions et excès en tous genres. Adolescent attardé, égaré sur les sentiers pernicieux des guitares saturées, je finirai comme mes idoles, mort d'une overdose ou étouffé  par mon vomi tout seul au fond d'une chambre crasseuse dans un hôtel miteux.

 

Le samedi soir, je traîne dans les bars en compagnie d'individus infréquentables, encore pires que moi. Je trinque jusqu'à tard dans la nuit avec tous les paumés, les irréguliers et les accidentés de la vie ; noyés par le mauvais alcool, nous refaisons un monde plein de chaos.

 

Le dimanche, je me balade le nez en l'air à travers la campagne, grisé par le spectacle à la fois banal et fascinant de la nature. Je contemple les fleurs, j'admire les arbres majestueux puis j'écoute le chant des oiseaux en suivant du regard la course des nuages. Je ferais bien mieux d'aller faire mes emplettes au centre commercial que le président a ouvert exprès ; j'y serais au chaud et à l'abri et en sécurité grâce aux vigiles et à leurs chiens qui ne mordent que les voleurs.

 

Mais que voulez-vous, je suis un fainéant. Je me compromet dans les vices et l'oisiveté engendrés par la société qui délaisse le travail au profit du culte des loisirs. Je m'offre sans complexe le luxe de la culture et des rapports humains.

L'insécurité et la décadence morale de la société trop permissive, c'est encore moi.

 

L'autre jour, je suis tombé malade, ça devait finir par m'arriver à force de sortir sans bonnet ou sans écharpe. J'ai attrapé une bonne grippe avec une fièvre de cheval. Au lieu d'attendre sagement que ça passe en buvant un peu d'eau, j'ai consulté un médecin qui m'a prescrit un traitement à base de comprimés, sirop  et autres suppositoires. Presque tous mes frais ont été pris en charge par la Sécu. Je n'ai même pas ressenti le moindre remord, au contraire j'allais beaucoup mieux après ma cure de médicaments.

Vous voyez, j'ai aussi pillé les caisses de l'assurance-maladie.

 

Il y a quelques années, lorsque je me suis retrouvé au chômage suite à un licenciement économique, et déjà bien dénué de tout scrupule, j'ai accepté sans faire d'histoires les largesses que les Assedic, dans leur immense générosité, ont bien voulu m'octroyer. Ainsi, plusieurs mois durant, je me suis rendu coupable du crime de grasse matinée alors que la France qui se lève tôt allait trimer pour nourrir le méchant parasite que j'étais devenu.

 

Rendez-vous compte, je mangeais à ma faim et je n'allais pas gagner ma croûte à la sueur de mon front. De plus, je le confesse, l'usine ne me manquait pas. Ah, je devrais crouler sous le poids de la honte d'avoir pillé l'argent public.

 

Je prends, je prends et je ne donne pas assez à mon pays. Je suis un prédateur, un accaparateur des biens de la collectivité.

Si vous vous demandez encore d'où vient le déficit du fonds d'indemnisation des chômeurs, ne cherchez plus. 

 

Ainsi, je réclame votre plus grande sévérité, soyez impitoyables. Je ne mérite aucune indulgence. Je n'ai aucune circonstance atténuante. Envoyez-moi au bagne à perpétuité, j'y connaîtrai le sort que je mérite et y retrouverai toutes celles et ceux de mon espèce.   

 

STEPHANE

(Texte extrait de "La Vache Qui... baguenaude" n° 5 Mai 2012, journal limousin de contre-information à prix libre.).

Hallu-ciné

Publié le 19/07/2012 à 06:44 par anarchie23

La Grèce, c'est aussi chez nous

Publié le 16/06/2012 à 17:21 par anarchie23
La Grèce, c'est aussi chez nous

Pour changer un peu du discours conventionnel, voici quelques extraits du courrier d'un ami grec.

 

Si certains citoyens ont encore des doutes sur leur intention de vote (ou de non-vote), c'est une importante pièce portée à leur attention. Ce qui se passe en Grèce préfigure notre sort à court terme et devrait nous inciter à créer des réseaux de production économique locale, voire à nous rapprocher géographiquement pour mieux résister aux contraintes vitales auxquelles nous aurons à faire face si rien ne vient rapidement rompre le processus d'évolution socio-économique en cours.

A l'option de la résistance politique que nombre d'entre nous préconisons, ne négligeons pas d'adjoindre la démarche d'organisation de la survie économique que nous dicte aujourd'hui le simple principe de précaution. Il apparaît fort improbable que la future gouvernance nationale abandonne délibérément et radicalement le protocole d'appauvrissement méthodique des masses lié au projet capitaliste fondamental, c'est-à-dire l'accumulation systématique des richesses au sommet de la pyramide pour y exercer et y maintenir définitivement le pouvoir hégémonique d'une caste.

 

Vous pensez que je suis atteint d'un pessimisme exagéré ? Alors, reculez d'un an l'histoire de la Grèce...

 

Salut et fraternité !

 

MARC

 

 

A Athènes, pour qui connait la ville comme moi, on ne reconnaît plus rien. Beaucoup de gens ont quitté la ville comme Stélios qui a décidé de retourner dans le village de son père dans le Péloponnèse. Impossible pour lui de payer un loyer de 350€ maintenant que le Smic est de 470€ net.

 

L'ambiance est oppressante. On dirait qu'une chape de plomb est tombée sur la ville. Des milliers de magasins sont fermés, des immeubles ont brûlés et l'on sent même encore l'odeur lorsque l'on passe devant.

 

Les bars et les tavernes sont vides. Le prix de l'essence flirtant avec les 2€, la circulation automobile a nettement diminué.

Même le soir les rues sont devenues désertes.

 

Je ne parle pas de ces pauvres gens qui n'ont plus de toit et qui se contentent de cartons. La soupe populaire pour beaucoup le soir est le seul moyen de manger.

Je vous rappelle qu'en Grèce il n'y a ni RMI ni RSA ! Alors marche ou crève !

 

Et tous ces gens qui poussent des chariots de supermarchés reconvertis ; de "nouveaux métiers" sont apparus: récupérateur de carton, de fer, de plastique...

 

Aussi cette mamie qui pourrait être ma mère qui est assise dignement au coin de la rue avec ses quelques sacs en plastique remplis de toute sa vie et qui attends je ne sais quoi ; j'ai la haine !

 

Vers la place Omonia des milliers de gens arpentent les rues, désoeuvrés, le regard vide je n'ai jamais vu cela. Les Grecs étaient si expressifs ! Bref la vision d'un autre monde, d'un autre continent.

 

Au marché à la viande et au poisson les gens crient leur haine des hommes politiques et de l'Europe. Cette vieille dame qui me dit que sa fille médecin est maintenant au chômage et que son mari va lui aussi perdre son boulot ; ils ont deux enfants et c'est maintenant la grand-mère qui va devoir faire vivre toute la famille !

 

C'est une autre dame rencontrée par hasard sur le marché, une Française, qui vit depuis plus de vingt ans en Grèce et qui me dit: "Maintenant on débauche les gens au salaire de 1500€ pour réembaucher dès le lendemain, soit les mêmes ou quelqu'un d'autre à 500€." Voilà à quoi mène la politique de flexibilité du travail de l'Europe de Madame Merkel, de Monsieur Sarkozy et consorts.

 

Mon amie Maria, qui vit à Patras, professeur fonctionnaire de son état a perdu près de 50% de son salaire. Même elle, à l'aise hier, ne peut que tout juste chauffer un peu son appartement non pas pour elle mais pour Irini sa petite fille de trois ans.

Tout cela en Europe en 2012.

 

A Athènes les journées sont jalonnées par des occupations, des arrêts de travail, des manifestations quasi quotidiennes comme ces parents et adolescents de 14/15 ans qui manifestent devant le ministère de l'Intérieur face à un cordon de MAT ultra armés (CRS grecs) réclamant le maintien des transports scolaires pour les villages éloignés de la capitale et l'arrêt des fermetures de classes et d'écoles. Dans le cortège, une manifestante, mère d'élève, m'informe: "Il n'y a pratiquement plus de chauffage dans les écoles et la cantine c'est du passé ! Il faut savoir que la Troïka exige que l'argent serve en priorité au remboursement de la dette et aux contrats militaires ; la santé, l'éducation et le reste on verra plus tard". [...]

 

La Grèce, le chaos, un sentiment de fin de règne. J'ai l'impression que tout va exploser, la marmite bout, bout, bout ! [...]

 

En conclusion, un extrait de l'appel de Mikis Théodorakis adressé aux peuples d'Europe en 2011 et qui est toujours d'actualité:  Nous ne vous demandons pas de soutenir notre combat par solidarité, ni parce que notre territoire a été le berceau de Platon et Aristote, Périclès et Protagoras, des concepts de démocratie, de liberté et d'Europe. Nous ne vous demandons pas un traitement de faveur parce que nous avons subi, en tant que pays, l'une des pires catastrophes européennes aux années 1940 et nous avons lutté de façon exemplaire pour que le fascisme ne s'installe pas sur le continent.

 

Nous vous demandons de le faire dans votre propre intérêt. Si vous autorisez aujourd'hui le sacrifice des sociétés grecque, irlandaise, portugaise et espagnole sur l'autel de la dette et des banques, ce sera bientôt votre tour. Vous ne prospérerez pas au milieu des ruines des sociétés européennes. Nous avons tardé de notre côté, mais nous nous sommes réveillés. Bâtissons ensemble une Europe nouvelle ; une Europe démocratique, prospère, pacifique, digne de son histoire, de ses luttes et de son esprit. Résistez au totalitarisme des marchés qui menace de démanteler l'Europe en la transformant en tiers-monde, qui monte les peuples européens les uns contre les autres, qui détruit notre continent en suscitant le retour du fascisme.

 

Nous aurons été prévenus...

 

DIMITRI  (Février 2012)

[Article paru dans le n° 32 du Journal de la Creuse libertaire  Creuse-Citron]  

Campements illicites (Bussière-Boffy) !!! ?

Publié le 10/05/2012 à 22:48 par anarchie23
Campements illicites (Bussière-Boffy) !!! ?

C'est l'histoire d'un maire, y fait la guerre aux yourtes et y ratiboise tout ce qui bouge, y veut du normatif réglementaire à sa botte et rien d'autre...

 

On s'en souvient, c'était début 2009 à Bussière-Boffy, 87. Nous avons été nombreux pour contrer cette folie et, quelques mois plus tard, l'affaire est pliée, les zippies le conspuent et l'administration le désavoue.

 

Juin 2009, c'est l'histoire d'un maire qui prend un arrêté réglementant le camping et le caravaning sur tout le territoire de la commune: "Pas plus de quinze jours par an et uniquement sur les terrains constructibles." Vu le passif (voir:  www.yourtesbussiereboffy  ), les zippies, après recours gracieux auprès du maire et recours hiérarchique auprès du sous-préfet, déposent un recours en annulation devant le tribunal administratif de Limoges pour "excès de pouvoir et détournement de pouvoir". Les recherches préalables au dépôt du recours mettent en lumière un vice de procédure (manipulation d'écrit administratif) et une jurisprudence sur le sujet qui date de 1958 (C.E/Abisset) dans lequel les juges notent dans un langage fleuri que ces excès de pouvoir par trop habituels donnent aux requérants l'occasion de formuler de beaux recours.

 

Dans son mémoire en retour, le maire se déchaîne particulièrement sur des considérations d'insalubrité prétendument constatées faisant croire à un danger réel et dévoilant sa vindicte à l'encontre des habitants légers ou mobiles, mais les zip-zips retournent le dossier au tribunal administratif en soulignant les multiples manipulations de noms, de contexte, d'images et de textes de lois sur lesquelles repose l'argumentation "municipale".

 

En septembre 2010, nouvel arrêté annulant et remplaçant le précédent, avec un mois par an maximum d'occupation toujours sur les seuls terrains constructibles. Une "manoeuvre dilatoire" ayant pour but de retarder ou différer la portée du recours, la loi ayant changé, le maire n'étant plus obligé de consulter la CDAT (commission départementale d'action touristique, qui est supprimée), chose qu'il prétendait avoir faite en faisant passer une lettre du président de la CDAT pour l'avis requis par la loi de ladite commission.

 

Nouveau recours pour Noël 2010, les deux arrêtés sont jugés en septembre 2011.

 

Le 29 septembre 2011, le tribunal administratif de Limoges rend son verdict, annulant les interdictions de camping dans des termes explicites et comdamnant la "police spéciale du maire". Le maire, après avoir juré qu'il irait au Conseil d'Etat, se déballonne en promettant dans sa gazette municipale d'octobre dernier... un troisième arrêté (!) car "ses administrés ont besoin de tranquillité".

 

Bref il campe sur ses positions et ça promet de l'amusement.

 

A la prochaine et Hasta la victoria !

 

ZIP POLO

 

Rappel: les arrêtés, délibérations et décisions administratives sont susceptibles de recours gracieux, hiérarchiques et devant le tribunal administratif, mais il est important de se conformer au délai de deux mois à dater de la première décision.

 

(Article publié dans  La Vache Qui...,n° 4, janvier 2012 ; journal limousin de contre-information à prix libre)

Vert et durable... le capitalisme ?

Publié le 15/12/2011 à 21:40 par anarchie23
Vert et durable... le capitalisme ?

La destruction de la planète par la machine industrielle devient évidente. Les écolos de salon s'attablent avec industriels et politiques pour "sauver le soldat capitalisme". Ils apportent leur peinture verte pour ripoliner les faces grises des "décideurs". Prescripteurs d'un label "développement durable", beaucoup de mouvements de "protection de la nature" deviennent un appendice de l'appareil d'Etat et d'un système économique mortifère.

 

 

Les révolutionnaires de Grenelle...

 

"C'est une révolution dans nos façons de penser et dans nos façons de décider". Le dangereux agitateur, qui prononce cette phrase historique dans les salons de l'Elysée à l'automne 2007, est Nicolas Sarkozy à l'issue  du "Grenelle de l'environnement". Il est rare de voir au ministère du Travail un rassemblement de tels révolutionnaires: séides de l'Etat, patrons pollueurs, agrobusiness-men et petits marquis de la galaxie écolo-moderne.

 

Déjà les 25 et 26 mai 1968, pour les "Accords de Grenelle", d'autres redoutables comploteurs, patrons du CNPF, chefs de la CGT s'acoquinent avec Pompidou afin que l'ordre et la paix sociale évacuent les usines occupées, balaient les espoirs nés dans la rue, enterrent l'avenir dans les urnes.

 

Sarkozy a piqué l'idée à Franck Laval, fondateur d'Ecologie sans frontière, qui propose de "poser l'acte fondateur du dialogue environnemental qui doit s'instaurer en France entre toutes les parties prenantes". A peine élu en mai 2007, il en charge trois serviteurs: Jean-Louis Borloo, Chantal Jouanno, NKM (Nathalie Kosciusco Morizet). Leur "compétence" est garantie par leur brillante carrière: Borloo avait déjà servi Mitterrand en 1990, en fondant, avec Brice Lalonde, Génération Ecologie pour contrer les Verts, puis il a fait des affaires avec Tapie en revendant, avec bénéfice, des entreprises en difficulté, achetées pour un franc symbolique ; Jouanno, "conseillère à l'Elysée en charge des négociations du Grenelle de l'environnement", a successivement travaillé pour la bagnole, EDF, la Police, la Défense ; NKM est ingénieur à l'IGREF (Institut du génie rural et des Eaux et Forêts) acteur essentiel du remembrement, des politiques menées contre les rivières, les forêts, les zones humides... Afin de lancer le Grenelle, des écologistes apparaissent sur les perrons de l'Elysée, Nicolas Hulot, Pascal Husting et Yannick Jadot (Greenpeace), Serge Orru (WWF), et Sarkozy claironne "L'époque est à l'action. Il n'y a aucun sujet tabou".

 

 

Les Verts sont dans le fruit

 

Pour inaugurer le défilé de mode verte à Grenelle, voici Nicolas Hulot, fort du soutien d'entreprises telle Rhône-Poulenc qui sponsorise "Ushuaïa, le magazine de l'extrême".

 

Il assure que "les entreprises ont intégré le souci du devenir du monde vivant".

 

S'empressent des responsables du WWF (Fonds mondial pour la nature). Cette association existe depuis 1961. Ses présidents eurent des fréquentations inquiétantes, tels le prince Bernhard et le prince Philipp, sympathisants du parti nazi, ou John H. London, dirigeant de Shell et ami des transnationales, ou encore Anton Rupert, partisan de l'apartheid, qui créa une section du WWF en Afrique du Sud, milliardaire qui s'occupa des finances du WWF international.

 

"Le WWF est devenu le secrétariat environnemental de la production de matières premières." Les tables rondes pour la production durable des pires monocultures de l'agriculture mondialisée sont dirigées par le WWF. La "table ronde du soja responsable", à laquelle participent des firmes comme Monsanto, Syngenta, Cargill, Bunge et ADH, en est le cas le plus flagrant. Une gigantesque opération de  greenwashing pour cacher la destruction environnementale causée par le soja en Amérique du Sud: déforestation, pollution des milieux naturels et des personnes" dénonce en 2009 l'Initiative Mercosur, réseau sud-américain de mouvements de femmes, communautés indiennes, associations paysannes.

 

C'est en 2006 qu'a été créée la RRTS (Table ronde du soja responsable) réunissant le WWF et les firmes pour mettre en place un label international garantissant la "durabilité" du soja transgénique, qui envahit de nombreux pays. Le WWF participe à d'autres tables rondes: BSI (canne à sucre), RSB (bio-carburants), RSPO (huile de palme).

 

C'est en 1967 que Jean Sainteny, ministre de De Gaulle, crée la section française du WWF devenant en 1971 le FFNE (Fonds français pour la nature et l'environnement) qui aura notamment comme présidents Luc Hoffmann, héritier de la transnationale suisse Hoffmann-Laroche, Daniel Richard, dirigeant des Trois Suisses, des Galeries Lafayette. Serge Orru, son directeur au moment du Grenelle, signe des partenariats avec les Ciments Lafarge, Bouygues, etc.

 

 

Voici des représentants de Greenpeace, créée en 1971, apparue en France en 1977 pour mener des actions pour les baleines, les océans et contre le nucléaire. En 1985, Mitterrand sait que Greenpeace prépare une campagne contre les essais nucléaires à Mururoa. Le 10 juillet, des nageurs de combat posent deux bombes contre son bateau, le Rainbow Warrior, faisant un mort. En même temps un coup de force interne chasse les principaux activistes de l'association, entraînant la fuite des adhérents, puis sa dissolution fin 1987. Certains exclus fondent alors Robin des bois.

 

Recréée en 1989, Greenpeace France met la pédale douce sur le nucléaire. Son président, Robert Lion, déclare à la conférence de Kyoto sur le climat: "Des entreprises anticipent l'inéluctable succès des défenseurs du climat. Ce succès leur ouvrira des marchés. Le champion mondial de ces attitudes intelligentes pourrait être Shell ou Toyota ou Dupont de Nemours." Ajoutons qu'il s'est présenté aux régionales de 2010 sur une liste Europe Ecologie, y rejoignant le responsable des campagnes de Greenpeace, homme clé du Grenelle, Yannick Jadot, député européen.

 

Suivent des dirigeants de France Nature Environnement, réseau d'associations créé en 1968. Après un début activiste (parc de la Vanoise), FNE fut sollicitée par l'Etat pour figurer dans des commissions locales ou départementales: industrialisation des campagnes, construction d'autoroutes... nécessitaient une caution citoyenne garantissant l'"acceptation sociale". Ainsi se mit en place une caste se retrouvant souvent au Conseil économique et social ! Leur "indépendance" est garantie par le fait que près de 70% des dépenses sont couvertes par des financements publics.

 

Des partenariats sont signés avec les transnationales de l'eau, Suez-Lyonnaise des Eaux et Véolia, ou Compo, liée au géant Syngenta. Sous l'impulsion de son président, Sébastien Genest, ex-forestier en Limousin, FNE a mis en place avec les industriels du bois le label international PEFC (Certificat forestière pan-européenne), qui autorise l'usage de pesticides en forêt, mais "de manière raisonnée" ! Des dizaines de forêts primaires en Tasmanie ou en Malaisie ont été détruites sous cet écolabel. Le journal  L'écho des Forêts l'avoue: "La certification est un atout pour mieux vendre".

 

 

"L'environnement, ça commence à bien faire !"

 

C'est en 2010, au Salon de l'Agriculture, que Sarkozy tire la chasse d'eau. Pourtant, que d'espoirs quand, mi-2007, quelque 300 serviteurs de l'Etat, des syndicats patronaux ou salariaux, de l'écologie "ma non troppo" se réunissent !

 

Les tenants du monopole de l'expertise technique, ingénieurs des Mines, des Ponts et du Génie rural sont bien représentés.

 

Fin septembre Sarkozy siffle la fin des échanges sur quelques mesurettes, telle la "réduction de 50% des pesticides, si c'est possible". Hulot s'enthousiasme: "C'est un changement de civilisation ! C'est un changement d'ère !"

 

La loi-cadre "Grenelle 1" est votée en août 2009, après intervention des lobbyistes de tout poil, nucléaire, eau, pesticides, déchets, BTP, agrobusiness..., saluée par l'Alliance pour la planète (Greenpeace et WWF): "La majorité des députés a entendu les attentes de la société française. C'est une bonne nouvelle pour la démocratie."

 

La loi "Grenelle 2", censée en préciser les applications, est votée en juillet 2010.

L'enfumage apparaît au grand jour. A titre d'exemple, l'interdiction de l'épandage de pesticides par voie aérienne y est assortie de telles dérogations que les gros céréaliers sont autorisés à arroser 200 000 hectares !

 

Les réalités du capitalisme sont rappelées par Thierry Desmarest, patron de Total: "On ne peut faire du développement durable sans être compétitif" et Francis Mer, ex-ministre de l'Economie: "Les entreprises sont faites pour créer des richesses. D'où l'idée de développement. J'insiste donc au moins autant sur l'idée de développement que sur le mot durable."

 

 

Pour un développement durable... des luttes

 

Le développement durable, seriné par des milliers d'ONG, d'institutions, de politiciens n'est que la version médiatisée de la lessive qui lave plus vert  (greenwashing)et facilite le greenbusiness. Il est symptomatique que ce terme ait été popularisé au Sommet de la Terre de Rio par son organisateur, le Canadien Maurice Strong, homme des transnationales, héraut mondial du capitalisme vert ayant fait fortune dans l'industrie pétrolière... De même, le Suisse Stephen Schmidheiny, a joué un rôle essentiel au Sommet de la Terre de Johannesbourg et récemment à la Conférence mondiale sur la biodiversité. Après avoir fait fortune dans l'amiante (Eternit), il a fondé l'ONG Avina, dont le but est de "contribuer au développement durable en Amérique Latine afin de promouvoir l'établissement de relations de confiance et de partenariats fructueux entre chefs d'entreprise et leaders sociaux autour de programmes d'action consensuels".

 

Tous ces partenariats, qui permettent à des entreprises de financer des ONG en échange d'une caution environnementale, ont pour but de conforter le système économique actuel et de dissuader l'engagement d'actions directes sur le terrain. Même si les me(r)dias s'en font très peu l'écho, seul le développement de ces luttes -avec participation des populations locales- peut faire reculer la machine industrielle: Notre-Dame-des-Landes (aéroport près de Nantes), gaz de schiste, OGM, agro-carburants, nucléaire...

 

ELAN NOIR

 

(Cet article s'inspire de  Qui a tué l'écologie de Fabrice Nicolino, Editions LLL, 2011.)

 

[Article publié dans le journal de la Creuse libertaire  Creuse-Citron, n° 29, août-octobre 2011.]

 


 

 

 

 

 

 

 


Big Brother is watching you...

Publié le 07/12/2011 à 21:18 par anarchie23
Big Brother is watching you...

"Quand le vent est à la révolte... ils votent" disait le poète anarchiste Gaston Couté. Mais les urnes ne sont pas les seules armes de destruction massive des révoltes, les Etats se dotent aussi de moyens permettant de surveiller en permanence toute velléité de sortir de la résignation: des yeux nous traquent, caméras ou "voisins vigilants".

 

 

Je vous ai à l'oeil...

 

Dès le début des années 1990, la vidéo surveillance est introduite en Angleterre.

Plus tard, son rôle dans l'identification des auteurs des attentats de Londres en juillet 2005 a contribué à conforter son succès. Le Home Office (ministère de l'Intérieur) se garde bien de rappeler qu'elle n'a pu empêcher les attentats et que les activistes, sachant qu'ils allaient mourir, ne se cachaient pas.

 

Aujourd'hui on dénombre 5 millions de caméras: un piéton londonien est filmé, en moyenne journalière, par 300 caméras !

 

L'armée exige d'aller plus loin: fichier national de vidéo surveillance avec images de délinquants et de suspects, photographies de suspects de vols ou de viols sur Internet...

 

La sécurité des Français l'exige...

 

Le rapport Melchior propose  de "rattraper le retard de la France". En 2007, MAM, ministre de l'Intérieur, souhaite  tripler en deux ans le nombre de caméras sur la voie publique et déclare solennellement:  il faut agir sans tarder. La sécurité des Français l'exige, car il s'agit de lutter contre le risque terroriste en cherchant à couvrir le plus large territoire possible. Décision est prise de financer le raccordement des centres de supervision urbaine, géré par les communes, aux commissariats et gendarmeries.

 

Beaucoup de maires, encouragés par l'Etat et les compagnies d'assurances (menaçant d'augmenter les cotisations en cas de refus), s'équipent, espérant conforter leur réélection. Bertrand Delanoé accepte en 2009 le "Plan de vidéo surveillance pour Paris" préparé par la Préfecture de police, ce qui lui vaut le prix  Orwell localitésdécerné par les  Big Brothers Awards.

 

Dans notre beau pays, on approche le million de caméras qui nous traquent dans rues, gares, transports publics, aéroports, magasins, etc. Pourquoi pas une caméra individuelle braquée sur chacun et reliée au "grand ordinateur central", rêve de tout Etat maître de la "sécurité" ?

 

Quand la police fait son "tri social"...

 

Des associations, tel le collectif  Souriez, vous êtes filmés, dénoncent ce voyeurisme inquisitorial de l'Etat. Même la très officielle Commission nationale informatique et libertés rappelle  le droit fondamental au respect de la vie privée, de l'intimité, de l'identité.


Des enquêtes réalisées dans divers pays montrent que le fait d'utiliser un grand nombre d'informations visuelles amène les opérateurs à se concentrer dur des "cibles privilégiées", indiquant ainsi un choix de "tri social": une étude américaine révèle que 86% des personnes surveillées ont moins de 30 ans, 93% sont de sexe masculin, 68% sont noirs... A Paris, la police de sécurité dans le métro se fait aider par des logiciels signalant tout individu quittant une station trop vite... ou trop lentement.

 

Les usages dépassent largement les objectifs avancés et concernent la détection des SDF, la gestion des manifestations, etc. Il s'agit de renforcer l'efficacité du travail de la police, ainsi que de développer les liens agents de sécurité-police municipale-police nationale.

 

Quand la police lit Bakounine...

 

En ces temps de régression sociale, justifiée par une crise créée de toutes pièces par les capitalistes, les Etats tentent d'éviter les révoltes populaires. Déjà, en 2007, un rapport du ministère de la Défense anglais craignait  des troubles sociaux, des insurrections, et une dislocation sociale et prophétisait:  dans les trois prochaines décennies la classe moyenne va devenir révolutionnaire et prendre le rôle du prolétariat.

 

Très récemment, le bureau de police  du contre-terrorisme londonien, sans doute grand lecteur de Michel BAKOUNINE, déclare:  L'anarchisme est une philosophie politique qui considère que l'Etat est indésirable, inutile et dangereux, en cela il promeut une société sans Etat, ou Anarchie. Toute information concernant des anarchistes devrait être rapportée à la police.Cet appel pour des "lanceurs d'alerte anti-anarchistes", encourageant à signaler  aux autorités quiconque a des opinions anti-gouvernementales, est  dénoncé  par l'anarchiste Jean SMITH:

L'Etat cherche à criminaliser des idées qu'il dénonce comme dangereuses pour sa propre survie.

 

Dans notre France des Droits de l'homme, doit-on recommander à nos "voisins vigilants" franchouillards, pour ceux qui savent lire, les ouvrages des classiques de l'anarchisme ? Et pourquoi pas leur inoculer des bribes de connaissances de l'Histoire montrant que 80% des enquêtes de la Gestapo furent provoquées par des dénonciations de citoyens ordinaires, dont les motivations étaient le plus souvent la concupiscence et la jalousie...

 

ELAN NOIR

(Article publié dans le n° 30 de  Creuse-Citron, le journal de la Creuse libertaire, nov. 2011-janv. 2012.)

 


 


Le temps des cafards

Publié le 21/08/2011 à 14:51 par anarchie23
Le temps des cafards

Mercredi 6 juillet 7h du matin. Très mauvais réveil, Radio la Creuse m'apprend que le préfet de la Creuse lance une opération "Voisins vigilants" !

 

Nous avions déjà dénoncé en 2009 la mise en place par le préfet de l'époque de la "réserve citoyenne de la gendarmerie", sorte de milice supplétive pour mater les troubles intérieurs ( Creuse-Citron 22), les préfets se succèdent et appliquent avec diligence la politique ultra-sécuritaire qui fait bicher une partie de la population.

 

Aujourd'hui il s'agit de recruter, parmi les retraités, des citoyens "référents" chargés de donner des informations aux forces de l'ordre sur la vie de leurs voisins qu'ils observent et sur des agissements ou évènements qu'ils jugent suspects. Une méthode de sinistre mémoire, particulièrement utilisée pendant les guerres.

 

Le préfet, Claude Serra, s'est illustré en "inventant" et mettant en place ce concept dans les Alpes-Maritimes ; le succès a été tel que le ministère de l'Intérieur l'a appliqué dans d'autres départements.

 

Après dernièrement les "Voisins vigilants" de la petite commune de La Crau dans le Var, St-Avertin et St-Cyr-sur-Loire en Touraine, c'est la Creuse qui est à l'honneur.

 

La  Ligue des droits de l'homme a pris position clairement contre ce procédé:

Au-delà d'une institutionnalisation de la délation, nous voyons dans la mise en place d'un réseau communal de "référents", une atteinte aux libertés individuelles et à la vie privée. Mais le danger réside également dans l'accoutumance (comme pour la vidéo-surveillance, on habitue la population à être surveillée) et dans l'acceptation de ces pratiques par les citoyens...

 

Le préfet va rencontrer les élus locaux pour leur parler de ce projet, à commencer par ceux d'Aubusson et Guéret ; nous verrons si ces édiles de "gôche" se positionnent aussi clairement que la LDH.

 

Tout ça sent très mauvais et d'ailleurs je ne mets plus les pieds dans une administration étatique sans chausser mon masque à gaz.

 

Les pisse-froid vont encore nous reprocher de faire des comparaisons abusives. Naturellement, nous ne sommes pas encore tout à fait sous un régime similaire à celui de Vichy et c'est justement pour éviter d'y sombrer qu'il faut tirer sans cesse la sonnette d'alarme.

 

Nous, qui sommes mal pensants et qui de la patrie ne méritons guère, ne sommes pas du genre à utiliser les mêmes armes que les valets de l'Etat pour publier par exemple la liste des noms de ces voisins vigilants qui nous veulent du bien, et pourtant, s'il ne s'agit pas d'une milice, tout cela doit être public. Que faire ?

 

Patrick FAURE

(Article publié dans le n° 29 de  Creuse-Citron, le journal de la Creuse libertaire. Août-octobre 2011.)

 

http://creuse-citron.revolublog.com