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anarchie23
Description du blog :
Tout ce qui a trait à l'anarchisme en Creuse et au-delà...
Catégorie :
Blog Politique
Date de création :
02.06.2007
Dernière mise à jour :
29.09.2025
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Par anarchie23, le 30.09.2025
tu as bien raison , malgré le temps qui passe, les coups encaissés et les moments de découragement , faut cont
Par Anonyme, le 30.09.2025
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totalemen t d'accord et je le dis depuis longtemps. les hugues l., les boino, les jmr (quoiqu'il
Par anarchie23, le 31.08.2025
bonsoir compagnon !
voui, où club dial voire club med avec en plus le petit frisson: "je suis à la fa, je s
Par anarchie23, le 31.08.2025
un ami m'a dit il y a quelques années
à la fa , tu payes ta cotisation, tu commandes la camelote militante,
Par Anonyme, le 31.08.2025
Saint-Imier 1872-2012
Du 9 au 12 août 2012
Du 9 au 12 août 2012 se tiendra à St-Imier (Jura Bernois, Suisse) une rencontre internationale entre libertaires de tout poils, ainsi que toutes personnes désirant faire connaissance ou connaître davantage les différentes mouvances anarchistes.
Ce "Mondial de l'Anarchisme" sera en fait une commémoration de la Première Internationale anti-autoritaire qui fût organisée en 1872 en réponse à l'Internationale de Marx. Depuis le monde a passablement changé, du moins sous certains angles, les courants libertaires ont su évoluer avec le temps et cette rencontre en sera représentative. Une chose est sûre, le temps n'a en rien diminué l'oppression des puissants vis-à-vis des plus faibles. Cette rencontre exposera de multiples moyens de résistance sous des formes variées et diverses.
La Fédération Jurassienne
L'Association Internationale des Travailleurs (AIT) se fonde en 1864. Très vite des sections se créent à la Chaux-de-Fonds, au Locle, à St-Imier et dans le reste du Jura suisse. Beaucoup d'ouvriers-ères qui y adhèrent sont encore des travailleurs-euses à domicile. Ils-elles ont le goût de la lecture et de l'indépendance. Lorsqu'en 1869 Michel BAKOUNINE vient dans la région, leur rencontre n'est pas sans conséquence. La convergence d'idées qu'ils-elles découvrent va faire de la Fédération Jurassienne le pôle libertaire de l'AIT qui s'oppose à la tendance marxiste.
Excédé par cette opposition Marx fait tout ce qu'il peut pour éliminer ce courant. En 1872, il croit bien y parvenir. Au congrès de La Haye, il réussit à faire venir un maximum de délégués-ées qui lui sont acquis, dont certains-nes sont censés-ées représenter des sections qui s'avèrent inexistantes. Grâce à cette majorité factice il fait voter l'exclusion de Michel BAKOUNINE et de James GUILLAUME et manque de quelques voix pour celle d'Adhémar SCHWITZGUEBEL, tous-tes délégués-ées du Jura. Scandalisées, les sections de tendance anti-autoritaire de l'AIT, notamment d'Espagne, d'Italie, de France, de Belgique, des USA, organisent un congrès à St-Imier où les résolutions prises seront clairement libertaires. L'AIT anti-autoritaire survivra à la branche marxiste jusqu'à la fin du siècle.
140 ans après le congrès de St-Imier, l'exploitation et l'aliénation des travailleurs-euses sont toujours aussi brutales. L'illusion marxiste s'est dissipée au vu des dictatures communistes. Le capitalisme vit de crise en crise, crise ssociale, crise politique, auxquelles s'ajoute désormais la crise écologique.
Et le mouvement anarchiste ?
Ces rencontres internationales d'août 2012 seront l'occasion de faire le bilan de l'histoire du mouvement anarchiste, ses idées, ses réalisations, ses espoirs, ses défaites ; ce qu'il en reste aujourd'hui ; les combats qui sont les siens et ceux qu'il partage avec d'autres: antimilitarisme, antiracisme, antisexisme, autogestion, décroissance, éducation, féminisme, internationalisme, non-violence, etc.
Un certain nombre d'ateliers et de manifestations sont d'ores et déjà prévus: conférences historiques, conférences thématiques, théâtre, concerts, expositions, cinéma, salon du livre, radio, camping libertaire, foire à l'autogestion et aux produits bio, ateliers pratiques, restauration, etc.
Cette manifestation internationale sera publique et se veut ouverte à l'ensemble du mouvement anarchiste international mais aussi à l'ensemble de la population, sans discrimination.
Les zones gratuites et le prix libre seront favorisés afin de permettre à chacun-e de pouvoir y participer.
Le comité d'organisation se réserve le droit d'accueillir tel-lle ou tel-lle participant-te.
Les décisions seront prises en fonction des idées et des pratiques qui nous sont propres et qui sont celles de l'Internationale anti-autoritaire. L'expression et la manifestation du racisme, du sexisme, de la xénophobie, de l'homophobie et de toute forme de violence et de discrimination ne seront pas tolérées.
Sur la base de ce qui vient d'être dit, toute personne, structure ou organisation peut demander à s'associer à cette initiative et proposer des lieux d'exposition, de débats ; des conférences, spectacles, intervenants-tes ; des ateliers, etc. Nous sommes aussi à la recherche de bénévoles.
Le Comité d'organisation des Rencontres Internationales de l'Anarchisme, St-Imier 2012.
Les détails du programme sont à suivre:
Fédération Libertaire des Montagnes (FLM)
CP 569/ 2301 La Chaux-de-Fonds / flm.osl@espacenoir.ch
DEGAGEONS DE NOS VIES LES NUCLEOCRATES ET LEUR INDUSTRIE MORTIFERE
Tout le monde, et d'abord les Japonais, peut aujourd'hui mesurer l'apothéose de l'ère nucléaire commencée à Hiroshima - "Une révolution scientifique" selon Le Monde du 9 août 1945...
Qu'une catastrophe industrielle d'ampleur sans doute inégalée soit nécessaire pour un changement radical, rien n'est moins sûr. Déjà se précipitent sur le devant de la scène ces mêmes experts de la gestion du désastre qui organisent la pacification et aménagent les alternatives pour une fuite en avant à travers les fissurations de la société techno-marchande.
Les écologistes ont déjà enterrés toute opposition radicale déterminée au nucléaire par des compromis conduisant à la relance de Superphénix, à accepter l'industrie du déchet radioactif et, enfin, à sacrifier toute critique conséquente sur l'autel et l'effet de serre et autre Grenelle...
De leur côté, devant l'ampleur de la crise, les nucléocrates n'ont plus d'autre solution que de se rallier à la cause de la transparence. Ainsi depuis trois jours, les communiquants de l'industrie et leurs politiciens rivalisent de descriptions menaçantes et tragiques avec leurs contestataires. Ils espèrent ainsi redorer leur blason sérieusement terni par leurs mensonges depuis toujours -et pas seulement au moment de Tchernobyl.
Idem pour toute la Verdure, qui saute sur l'occasion de prendre enfin sa part dans la gestion des catastrophes... et de progresser dans l'électorat. Maintenant, grâce aux écolos, on ne dit plus "le nucléaire ou la bougie" mais "on ne fait pas de nucléaire par plaisir mais par nécessité". Après le temps de l'arrogance vient celui de la mesure.
Tout ce joli monde va s'entendre en vue d'un débat qualifié de "public", c'est-à-dire à coups d'audits et de causeries démocratiques télévisés. Nous serons fermement priés d'en accepter les conclusions. On discute même de la prolongation du cauchemar (25 ans pour les écolos, cinquante pour les nucléocrates). On promet que tout le matériel va être révisé, testé, etc.., et que tout sera dit. Mais qu'avons-nous donc encore besoin de savoir sur le nucléaire après ces derniers jours ?
Quant aux citoyens, ils aimeraient bien consommer avec meilleure conscience. Alors, "tant qu'on n'a pas trouvé mieux, le nucléaire, c'est quand même pas mal même s'il y a des risques, et puis il y a des experts" entend-on dire. Et tout cela sur le dos des Japonais ! Car l'ignoble "retour d'expérience" est déjà là, sans qu'on ait même besoin d'attendre les résultats monstrueux de la tragédie en cours: c'est la cogestion d'une crise sans précédent de la civilisation industrielle, dont le nucléaire est la mortelle apothéose historique.
Ce qui importe désormais aux sauveteurs du capitalisme industriel n'est plus de minimiser la possibilité de fuites radioactives mais bien de nous convaincre de l'impossibilité de "fuir" ce monde.
Nous avons quant à nous l'intention de perturber autant que possible ce plan de sauvetage du nucléaire, en France comme ailleurs. Nous n'avons pas le goût de négocier la longueur de nos chaînes, radioactives ou autres.
Seul ce monde et nul autre a besoin d'autant d'énergie pour nous maintenir dépendants du cycle infernal: la destruction de plus en plus avancée du monde et sa mise en scène sont désormais les outils les plus modernes de la domination. La peur sans fin qu'elles suscitent justifie toutes les contraintes, toutes les atteintes aux droits les plus élémentaires. La vision capitaliste du monde est bien celle du gang nucléaire. La démence des oligarchies entraîne l'humanité vers toujours plus de catastrophes, auxquelles il faut bien sûr s'adapter puisqu'elles font partie du contrat social: beaucoup de destruction en échange de quelques miettes polluées.
A l'encontre des médiacrates, nous espérons ne pas être seuls à être capables d'exprimer le seul sentiment à la hauteur de la situation: la rage. Conjointement au courage dont les populations du Maghreb nous redonnent le goût, c'est le seul remède à la peur du vide. Toute vie sans le nucléaire fait plus envie que cette abjecte soumission. Pour le reste, on saura l'inventer !
Empêchons les Verts de sauver le nucléaire, de redonner un ballon d'oxygène au capitalisme. Nous refusons que quiconque soit encore le cobaye du "retour d'expérience": fermons le laboratoire nucléaire mondial. La tyrannie technologique doit cesser. Au nom de l'amitié entre les peuples.
Association conte le nucléaire et son monde
La couverture de ce nouveau numéro du début 2010, avec un dessin de GABAR.
Vous pouvez retrouver en ligne tous les anciens numéros de Creuse-Citron, le journal de la Creuse libertaire sur:
http://creuse-citron.revolublog.com
Salutations Anarchistes !
Organisée par l'association La Loutre par les cornes.
Un groupe de jazz-swing est programmé en plus en début de soirée.
Mais où a-t-on trouvé cette idée, qu'il faille "travailler plus longtemps par ce que l'on vit plus longtemps" ?
Cette idée qui semble faire l'unanimité chez les politiciens -de droite comme de gauche-, ne se fonde sur rien... c'est une pure invention idéologique qui se donne des apparences d'évidence.
"Depuis 1983, le PIB par personne a augmenté de 45%. L'augmentation de l'espérance de vie est très faible en comparaison. Le nombre de travailleurs par retraité est passé de 4,4 en 1983 à 3,5 en 2010, mais la croissance du revenu national a été bien plus que suffisante pour compenser l'évolution démographique, y compris l'évolution de l'espérance de vie." L'économiste Mark Weisbrot, qui dirige avec Dean Baker le Center for Economic and Policy Research, met l'accent sur une dimension généralement absente du débat et salue la mobilisation française contre la régression sociale. The Guardian, 20 octobre 2010 - Extrait.
LE TEMPS DE VIVRE...
Vivre plus longtemps ne veut pas dire travailler plus longtemps.
Si l'homme a, par son intelligence, réussi à se procurer ce dont il avait besoin pour vivre en se fatiguant le moins possible... ce qui est à la base de tout le progrès technique: les outils, la roue, les énergies (domestication des animaux, énergie du vent, de l'eau...),... c'est justement pour éviter de passer sa vie au travail.
Une amélioration des conditions de vie, et toutes celles et tous ceux qui, au cours de l'Histoire étaient contraints de travailler ont lutté pour, consiste à réduire au maximum le temps de travail. Et ce d'autant plus que l'acte de travail n'a jamais été libre...demandez aux esclaves, aux serfs et aux salarié-e-s !
La revendication du temps de repos, du temps libre, du temps de loisirs, bref, la réduction du temps de travail, est générale et universelle. Et il se trouve que cette revendication n'est pas absurde, dans l'absolu, puisque, justement, l'amélioration des conditions de production, de la productivité du travail humain, a été en constante progression.
Le discours officiel qui proclame hautement qu'il faut "travailler plus longtemps parce que l'on vit plus longtemps" est donc parfaitement absurde, infondé, contraire à toute logique. Par contre il répond à une autre logique parfaitement inavouable pour celles et ceux qui en profitent, les exploiteurs.
... ET LE TEMPS DE PAYER
La question des retraites n'est pas, à la base, une question financière et/ou comptable,... elle est une question philosophique,... Elle pose, en effet, la question existentielle du sens de la vie. De la finalité et du sens de l'activité humaine et du partage des richesses -biens et services- produits collectivement.
C'est un fait acquis et incontestable qu'il y a suffisamment de biens et services produits pour satisfaire l'ensemble de la population... Reste la question de la répartition,... et c'est là qu'est le problème. C'est la seule vraie question qui se pose,... et qui n'est jamais posée. Pourquoi ?
Pour une raison fort simple, c'est que le système salarial est fondé, non pas sur la satisfaction des besoins de l'individu mais sur l'objectif de réaliser un profit privé -pour quelques uns- en faisant travailler les salarié-e-s. De plus ce profit est d'autant plus élevé que l'on rentabilise le travail des salarié-e-s employé-e-s, autrement dit qu'on les remplace par des machines.
Conséquences: on a tendance à peu payer celles et ceux qui ont un travail,... aujourd'hui avec la mondialisation les profits peuvent se réaliser à l'exportation, et l'on utilise le moins possible de force de travail -de salarié-e-s- que l'on remplace par de la technologie.
Dans le cas d'une retraite par répartition on comprend donc qu'il puisse y avoir un problème de financement si on le fonde sur une baisse des salaires et un taux de chômage élevé.Cette situation est d'autant plus scandaleuse que la productivité du travail progresse constamment - autrement dit que la quantité de biens et services par personne qui travaille augmente sans cesse.
Nous avons donc une situation qui pénalise pécuniairement celle ou celui qui a un travail et exclue systématiquement, pour des questions de rentabilité, une bonne partie de celles et ceux qui voudraient travailler.
Si nous nous trouvions dans une situation où, il y aurait l'absence de jeunes pour prendre le relais,... alors le problème se poserait autrement... Or ce n'est évidemment pas le cas, bien au contraire.
Résumons nous et disons les choses autrement: si l'on part de la quantité de richesses produites, par rapport au besoin de la population, du fait de la productivité du travail humain, on peut largement, non seulement réduire le temps de travail des actifs, mais aussi permettre un départ très tôt de la vie dite "active". Ce qui fait problème aujourd'hui c'est le système d'appropriation privée des moyens de production et la logique d'enrichissement privé des détenteurs du capital.
Une question demeure cependant: où passe ce surplus de richesse du à l'accroissement de productivité ?
Cherchez bien ! Mais oui, vous avez trouvé... dans la rémunération du capital, ce qui explique le transfert de valeur du travail aux revenus du capital.
La situation est aujourd'hui encore plus aggravée par le fait que le marché de la force de travail se réduit.
Le chômage est endémique dans nos sociétés et il y a fort à parier qu'une grande partie de la population ne pourra pas présenter un nombre suffisant d'années d'activité pour avoir une retraite décente... Rallonger la durée de la vie "active" est donc une manière pour le gouvernement de ne pas payer des retraites complètes...on a là en fait une véritable escroquerie. La "décote" n'est qu'une lâcheté du Pouvoir pour ne pas avouer une baisse des pensions. Sans parler des métiers difficiles et usants pour lesquels il faudra carrément être estropiés pour ne pas subir une décote - un pourcentage de 20% de handicap sera exigé (?).
Ainsi, le recours à la capitalisation va de plus en plus s'imposer pour tenter de combler, pour chaque salarié-e, le déficit de revenu,... avec bien entendu toutes les inégalités afférentes à ce système (il faudra pouvoir acheter des produits financiers pour la retraite), et les risques (les crises financières et leurs conséquences sur les fonds de pension). Mais de cela, les politiciens et financiers s'en foutent totalement,.. le jour où les catastrophes se produiront, ils ne seront plus là.
Enfin, quand à l'argument stupide qui consiste à dire: "Mais regardez ce que font nos voisins,...", faut-il comprendre que si nos voisins font n'importe quoi, il faille aussi le faire ? Avec ce type de raisonnement, en 1789 en France,... on en serait toujours, aujourd'hui, à... l'Ancien Régime.
Finalement on devrait assister à une baisse constante de l'âge de la retraite et non à son allongement. La retraite à 60 ans est même un vrai scandale, on devrait aujourd'hui en être aux alentours de 35-40 ans. Il y aurait alors du travail pour toutes et tous. Suffisamment de biens et de services pour toutes et tous,... et, du fait de l'allongement de la durée de la vie, un temps de vie de repos, loisir, culture bien supérieur à la vie dite "active".
Quel est le politicien qui oserait soutenir une telle thèse ? Aucun. Tous sont gestionnaires d'un système -dont ils profitent- qui considère la force de travail comme une marchandise au service des intérêts du Capital.
Le problème c'est qu'ils en ont convaincu le plus grand nombre, ce plus grand nombre qui va bosser jusqu'à en crever.
Patrick MIGNARD
(Octobre 2010)
Dessin: Couverture d'une brochure de la Fédération Anarchiste sur les retraites.
Ce qu'ont compris celles et ceux [qui défilent, font grève, bloquent, etc...], ce qu'ils/elles ont refusé d'admettre, c'est que le projet Sarko-Chérèque ne vise à rien d'autre que de nous imposer ce que nos anciens-nnes appelaient la "retraite des morts": on se crève au boulot et on casse sa pipe...
Il faut savoir que l'espérance de vie en bonne santé n'est que de 63 ans pour les hommes et 65 ans pour les femmes ! Le 5 mai 2008, sur France-Inter, à l'occasion du premier anniversaire de l'élection de son idole, Hortefeux justifiait la contre-réforme des retraites en expliquant qu'à l'immédiat après-guerre, le système des retraites versait une moyenne de 7 années de pension, et qu'on en était désormais à 20 ! Le capitalisme est contenu tout entier dans ces propos cyniques: un individu n'a le droit de vivre que s'il est productif, malheur à lui s'il ne l'est plus !
Face à la barbarie capitaliste, les anarchistes choisissent de se battre non pour atténuer à la marge la servitude du travail, mais pour abolir le salariat en faisant disparaître la propriété privée des moyens de production et de distribution qui engendre le parasitisme des possédant-e-s et de l'Etat. La société à créer de toute urgence doit tout à la fois garantir la redistribution égalitaire des richesses produites, assurer la satisfaction des besoins matériels et intellectuels, mettre en place des solidarités tout au long de la vie et faire fonctionner des services publics. Tout l'inverse des plans de rigueur, d'austérité, d'ajustement structurel imposés par les pouvoirs tant de droite que de gauche (socialistes en Grèce, Espagne, Portugal ; conservateurs-trices en France, Grande-Bretagne, Italie, Allemagne: la liste n'est pas limitative...).
Qui peut croire un seul instant que, si nous balayons les affameurs qui ne vivent que pour le remboursement de leurs créances, l'activité économique de l'humanité n'est pas suffisante pour vivre dans une raisonnable aisance, loin de la gabegie et de la surconsommation ?
N'en déplaise au gouvernement et au MEDEF, il n'existe pas de consensus autour du recul de l'âge à la retraite, personne n'en veut !
N'en déplaise aux socios-démocrates politiques (qui vont du PS à l'extrême gauche trotskiste), n'en déplaise aux réformistes syndicaux et autres partisans de la taxe Tobin, il n'existe pas de consensus pour une autre réforme, prétendument plus juste parce qu'elle demanderait une plus grande contribution au capital, personne n'en veut !
Désormais, la situation est claire: si nous ne faisons rien, le capitalisme entraînera la planète entière sur la pente du creusement des inégalités sociales ; la question, dès lors, est de savoir comment il faut agir. Pour la Fédération Anarchiste, la riposte doit être proportionnée à la gravité des attaques.
Faut-il attendre 2012 et le résultat des élections ? Le mal sera fait et ne sera jamais réparé.
Faut-il défiler sagement à chaque journée d'action sous les regards goguenards du gouvernement et des patrons ? Nous ne gagnerons pas davantage qu'en 2003.
Il n'y a pas de solution autre que l'expropriation des outils de production, des lieux de vies, pas d'autre perspective que de les gérer par nous-mêmes et pour nous-mêmes, pas d'autre moyen pour y parvenir que de s'organiser ! [...]
GREVE GENERALE EXPROPRIATRICE ET GESTIONNAIRE, REVOLUTION SOCIALE ET LIBERTAIRE !
Fédération Anarchiste
(septembre 2010)
www.federation-anarchiste.org
Hier chassés, fichés, exterminés
Depuis des siècles, les Roms sont pourchassés dans toute l'Europe. Dès leur invention, les nouvelles techniques comme la photographie furent utilisées pour ficher les "nomades". Ils périrent dans les camps de concentration nazis et des milliers ont été internés dans des camps français. Le racisme et la répression ont toujours continué de s'abattre sur eux. Leur nom même (bohémien, romanichel) est devenu une insulte.
Aujourd'hui chassés et fichés
Aubervilliers, Montreuil, Saint-Denis, Saint-Etienne... Depuis plusieurs années, les expulsions de Roms se multiplient, ordonnées par des municipalités de gauche comme de droite, souvent exécutées illégalement. Quand les "forces de l'ordre" débarquent avec des arrêtés d'expulsion et font monter tout le monde dans des cars qui les conduisent jusqu'aux frontières, les "responsables" parlent de "retours humanitaires et volontaires". Ce qu'ils laissent derrière eux est détruit à coups de pelleteuse. Il est arrivé aussi que leurs caravanes -qui étaient leurs domiciles- soient brûlées.
Les "voleurs de poules" sont accusés aujourd'hui "d'exploiter leurs enfants à des fins de mendicité", et le gouvernement prend une nouvelle fois le prétexte d'un fait divers pour justifier sa volonté de chasser les Roms. Il est prévu au moins deux évacuations par semaine et un nouveau fichier pour condamner ceux qui reviendraient.
Demain libres ?
Nous voulons une Terre sans frontières où toutes et tous pourront vivre et se déplacer ; une société sans Etat où chacune et chacun pourra décider de sa vie et de celles et ceux avec qui il/elle souhaite s'associer ; une humanité sans "étrangers". Aussi nous manifestons notre solidarité avec celles et ceux qui subissent la répression et le racisme et nous revendiquons notre liberté: la liberté de toutes et de tous.
NI PATRIES NI FRONTIERES
LIBERTE DE CIRCULER
Fédération Anarchiste
Groupe libertaire d'Ivry
c/o Librairie Publico -145 rue Amelot- 75011 Paris
http://fa-ivry.forlogaj.net/
faivry@no-log.org